Le milieu syndical de l’enseignement moyen-secondaire s’apprêtait à vivre un moment décisif ce week-end. Alors que les préparatifs allaient bon train pour le rassemblement prévu à l’Institut Polytechnique de Dakar, une décision de justice est venue, ce vendredi, modifier radicalement la feuille de route du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (Cusems).
**Une suspension judiciaire immédiate**
Le Tribunal de Grande Instance de Dakar a tranché dans le vif. Par une ordonnance de référé rendue le 16 janvier 2026, le juge a prononcé la suspension du congrès qui devait se tenir les 24 et 25 janvier. Cette décision, rapportée par nos confrères du journal Le Quotidien, gèle provisoirement toutes les activités liées à ces assises.
L’ordonnance n°15, rendue en procédure d’urgence, répond à une requête introduite par un groupe de militants, parmi lesquels figurent Serigne Mboussoby Mbacké et Adama Dabo. Ces derniers contestent la légitimité de l’actuelle direction et la validité du précédent congrès ordinaire tenu le 29 septembre 2025. Le juge a ainsi estimé nécessaire de suspendre la nouvelle rencontre dans l’attente d’un jugement définitif sur le fond du dossier.
**La direction du syndicat s’incline**
Face à cette injonction judiciaire exécutoire, le Directoire national du Cusems a choisi la voie de la légalité. Dans un communiqué diffusé mercredi, l’instance dirigeante a pris acte de la décision du tribunal. Le message adressé aux militants est ferme : l’ordonnance s’impose à tous et « toute initiative visant à organiser ou à participer audit congrès est nulle et sans effet ».
Si le congrès est reporté sine die, la direction actuelle, menée par Ndongo Sarr, précise que le fonctionnement du syndicat reste régi par les textes issus du congrès de septembre dernier, jusqu’à nouvel ordre. L’heure est désormais à la bataille juridique, alors que le syndicat entre dans une phase d’incertitude qui pourrait peser sur ses capacités de mobilisation dans les établissements scolaires.