Du 7 au 9 avril 2026, Dakar a accueilli un séminaire international consacré à la gouvernance de la communication publique en Afrique. Experts, universitaires et responsables institutionnels y ont échangé sur les défis liés à la transparence, à la gestion des crises et à la transformation numérique de l’action publique.
Parmi les intervenants, Dr Sahite Gaye, également Directeur de la Communication de l’Université Cheikh Anta Diop, a insisté sur le rôle stratégique de la communication dans la conduite des politiques publiques.
« Une institution qui ne parle pas laisse parler la rumeur à sa place », a-t-il déclaré, soulignant que le silence institutionnel alimente le doute et fragilise l’action publique. Pour lui, « une décision non expliquée est une décision déjà fragilisée ».
Dans un contexte marqué par l’influence croissante des réseaux sociaux, le spécialiste de la communication de crise a également alerté sur la nécessité pour les États de maîtriser leur récit : « Quand l’État ne parle pas, les réseaux parlent contre lui ».
Les échanges ont mis en évidence un impératif partagé : renforcer la lisibilité de l’action publique et restaurer la confiance des citoyens. « La pédagogie publique n’est pas un luxe, c’est une exigence démocratique », a rappelé Dr Gaye.
Ce séminaire a ainsi souligné un tournant majeur : en Afrique, la communication publique s’impose désormais comme un levier central de gouvernance et de légitimité des institutions.