La tension sur les marchés énergétiques mondiaux suscite de vives réactions au sein de la classe politique française. À l’issue d’une rencontre organisée mercredi par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour évaluer l’état de la menace liée au conflit au Moyen-Orient, la présidente du groupe La France Insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a vivement critiqué la stratégie adoptée par le G7.
Face à la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran — une conséquence directe de l’offensive militaire conjointe menée par les États-Unis et Israël le 28 février dernier —, les pays de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont convenu de libérer 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques. Selon l’agence Anadolu, cette mesure historique vise à stabiliser les prix face au risque de flambée sur les marchés de l’hydrocarbure.
Toutefois, cette initiative est jugée inadaptée par la cheffe de file des députés LFI. Mathilde Panot estime que ces annonces ne répondent pas aux besoins immédiats des consommateurs français. En s’en remettant à la libération de réserves, les dirigeants mondiaux espèrent une baisse mécanique à la pompe, ce qui revient à « laisser le marché décider », a-t-elle déploré. Pour contrer cette dynamique qualifiée d’« aberration absolue » et non pérenne, l’élue a réitéré sa demande d’un blocage strict des prix du carburant.
Au-delà de la question tarifaire, la situation géopolitique globale a été abordée. Lors de la réunion, des éléments précis ont été partagés concernant le détroit d’Ormuz, un point de passage par lequel transitent 20 % du pétrole et 5 % du gaz mondiaux. D’après les informations transmises aux responsables politiques français, ce corridor maritime stratégique ne devrait pas rouvrir dans un avenir proche.
Face à ce blocage durable, Mathilde Panot a insisté sur la nécessité d’une résolution diplomatique. Elle a appelé à un cessez-le-feu immédiat, pointant directement la responsabilité de Donald Trump et de Netanyahu dans le déclenchement de ce qu’elle qualifie de « guerre illégale ».