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Cri mondial pour l’avortement légal, Par UIT-QI*

  • Mangoné KA Mangoné KA

Dans le monde, 1424 millions des femmes vivent dans des pays où l’accès à l’avortement est légal mais restreint. Dans les régions les plus défavorisées comme l’Afrique ou l’Amérique latine, les femmes font face à des difficultés pour disposer de leur propre corps, à tel point que dans certains pays comme le Nicaragua ou le Salvador, l’avortement est tout simplement puni par la loi.

L’illégalité de l’avortement est un moyen du système capitaliste et patriarcal pour nous maintenir soumis et contrôlées pour continuer à notre surexploitation.

Chaque année 46 millions de femmes font appel à l’avortement pour mettre fin à leur grossesse. Mais en raison de la criminalisation de la pratique, 47 000 femmes meurent chaque année par des complications suite aux avortements clandestins. Les travailleuses, pauvres, jeunes ou migrantes sont les premières victimes à y laisser leur vie.

Par conséquent, dans les pays où l’avortement est illégal, l’avortement représente la principale cause de décès des femmes enceintes.Ce manque d’accès aux pratiques avortives est dû aux différents laboratoires et cliniques privées (sur lesquels Donald Trump a la mainmise). Ces laboratoires n’ont pas intérêt à démocratiser l’avortement puisqu’ils préfèrent encore en profiter sur le plan économique.

De plus, la mainmise du Vatican et autres églises s’engagent à contrôler et à poursuivre les femmes. Ils aspirent à décider de la maternité des femmes, en les poursuivant et en les condamnant à des avortements dans les pires conditions.

Par ailleurs, la même Église qui défend des prêtres pédophiles, est associé à des gouvernements ayant commis des génocides et s’opposant aux méthodes contraceptives. L’Eglise en est la principale représentante, elle poursuit et stigmatise les femmes qui veulent décider de leurs corps et les condamnent, même quand il s’agit de viols.

Le machisme et la persécution des femmes , ainsi, au Salvador, Evelyn Hernández (19 ans) a été condamnée à 30 ans de prison pour avoir avorté suite à son viol. Ici en Amérique Latine, avec l’appui des gouvernement locaux: l’église catholique est la principale institution à condamner socialement les femmes dans les démarches d’avortement.

Ainsi les attaques perpétrées contre le respect de leurs corps et de leurs vies ne concernent pas uniquement les pays où l’avortement est illégal mais aussi , des pays où l’avortement a été obtenu après de longues luttes.

L’Eglise « progressiste » du pape François prétend donner son coup de griffe contre cet important acquis. C’est notamment le cas en Pologne en 2016, où il y a eu une forte tentative de reculer sur le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG ou avortement volontaire).

Des événements comparables se sont produits en France et en Italie. Un grand nombres de médecins se sont déclarés comme objecteurs de conscience et ont refusé d’effectuer les pratiques.

Mais la mobilisation des femmes a fait bouger les choses, tout comme les femmes de l’État espagnol en 2014. De plus, d’autres mobilisations ont eu lieu comme en Pologne où les polonaises ont fait peur à l’Etat par une grande grève. Cela a freiné cette nouvelle tentative de coup d’état aux droits des femmes. Plus récemment au Chili un grand pas a été fait en légalisant l’avortement face à certains cas.

Aujourd’hui, à un moment où les peuples du monde combattent contre les moyens des gouvernements capitalistes et où les femmes se mobilisent massivement comme celui de #NiUnaMenos (“Pas une de moins”), contre la violence patriarcale et les feminicides, ou encore contre la discrimination ou la violence au travail.

L’Unité Internationale des Travailleurs- Quatrième Internationale participe de ce cri mondial pour l’avortement légal.

*Unité Internationale des Travailleurs-

Quatrième Internationale

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