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Craintes d’une attaque de Donald Trump à Cuba, le grade militaire du petit-fils de Raul Castro mandaté pour négocier

Le gouvernement cubain a officiellement déclaré ce jeudi être préparé à l’éventualité d’une offensive militaire américaine, dans un contexte régional marqué par les récentes opérations des États-Unis au Venezuela et au Moyen-Orient. Lors d’un rassemblement de grande ampleur organisé à La Havane, les autorités ont abordé la gestion des tensions actuelles et les coulisses diplomatiques en cours.

À l’occasion du 65e anniversaire du débarquement de la baie des Cochons, le président cubain Miguel Diaz-Canel a affirmé devant des milliers de personnes que son pays était « prêt » à repousser une potentielle attaque. Selon les informations rapportées par Insider Paper, cette prise de parole intervient alors que l’administration de Donald Trump accentue la pression sur l’île. Le dirigeant a précisé que la confrontation n’était pas souhaitée, mais qu’il était de leur devoir de s’y préparer pour « l’éviter ou, si elle s’avère inévitable, la gagner ».

En marge de ces déclarations publiques, des discussions visant à désamorcer la crise sont maintenues entre Washington et La Havane, bien qu’elles n’aient pas encore abouti à des avancées majeures. Mariela Castro, fille de l’ancien président Raul Castro, a confirmé la volonté de dialogue de la population, à condition que le système politique national ne soit pas remis en question. Dans le cadre de ces tractations indirectes, le colonel Raul Rodriguez Castro, petit-fils de Raul Castro, figure parmi les négociateurs dépêchés par Cuba.

Cette montée des tensions fait suite à la chute de Nicolas Maduro à Caracas et au conflit amorcé par les États-Unis en Iran. Après l’arrestation du dirigeant vénézuélien, Donald Trump a instauré un blocus pétrolier strict contre Cuba, aggravant la crise économique et énergétique du pays. Rejetant les accusations américaines qualifiant Cuba d’« État défaillant », Miguel Diaz-Canel a répliqué en définissant la nation caribéenne comme un « État assiégé ».

La mobilisation de jeudi faisait directement écho à l’invasion d’avril 1961, lors de laquelle environ 1 400 exilés cubains, soutenus par la CIA, avaient débarqué au sud de La Havane avant d’être repoussés. Soixante-cinq ans plus tard, les autorités locales ont réitéré leur intention de défendre leur souveraineté face à ce nouveau pic de tensions avec le voisin nord-américain.

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