Coupe du monde 2026 : l’Égypte rêve de briser le signe indien face à la Belgique

L’Égypte s’apprête à disputer la quatrième Coupe du monde de son histoire, en 2026, après une qualification célébrée dans les cafés du Caire en octobre dernier. Mais le souvenir du Mondial 2018 reste douloureux : trois défaites en trois matchs, un Mohamed Salah presque invisible. Pour le roi du football égyptien, qui aura 34 ans lors du tournoi, il s’agira probablement de sa dernière apparition sur la scène mondiale. L’Afrique sera représentée par dix nations en 2026, une occasion historique pour le continent, mais l’Égypte devra d’abord briser sa malédiction : sept fois championne d’Afrique, elle n’a jamais gagné un match en Coupe du monde, un complexe que les Marocains et Algériens rappellent volontiers.

Dans les ruelles du Caire, l’attente est palpable. Un vendeur de maillots confie à RFI Afrique que tout le monde veut voir Salah, icône bâtie par elle-même. Mais les avis divergent sur son niveau en sélection. « Il ne donne pas 90 % de son énergie, plutôt 50 à 60 %, parce qu’il protège aussi sa carrière en Europe », estime Mohamed, un jeune client attablé devant une chicha. Le journaliste sportif Amr Nageeb Fahmy nuance : « C’est normal à son âge. Après son départ de Liverpool, peut-être sa concentration sera pleine avec l’Égypte. »

Le départ de Liverpool est désormais acté : Salah quittera le club à l’issue de la saison, avec 255 buts à son actif. L’Arabie saoudite a déjà identifié la star qu’il devra remplacer, mais le directeur de la sélection égyptienne Ibrahim Hassan a déconseillé à Salah de rejoindre la MLS, craignant qu’il ne sombre dans l’oubli. Cette fois, l’espoir est là, porté par Salah, à qui il suffirait d’un seul but pour égaler le meilleur buteur égyptien de l’histoire du Mondial. Les Pharaons ouvriront leur tournoi face à la Belgique, un choc qui pourrait donner le ton.

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