Coup de filet à Zac Mbao : l’appel téléphonique qui a fait basculer la défense des cyber-escrocs présumés

Le Commissariat d’arrondissement de Zac Mbao a récemment mis un coup d’arrêt aux activités d’un groupe spécialisé dans la cybercriminalité. Deux individus, soupçonnés de diriger un vaste réseau de fraude ciblant les acheteurs en ligne, ont été appréhendés le 18 mars 2026. Une interpellation marquée par un incident matériel qui a rapidement confondu les mis en cause.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, l’opération policière s’est déroulée à la Cité Médina Zac. Sur place, les forces de l’ordre ont procédé à la saisie de cinq téléphones portables, dont deux appareils dotés de systèmes de cryptage. Face aux enquêteurs, l’un des suspects a d’abord tenté de justifier sa présence et le matériel en se présentant comme un simple réparateur de téléphones.

Cette ligne de défense s’est effondrée lors du transfert des suspects vers les locaux de la police. Selon nos informations, l’un des téléphones confisqués a soudainement reçu un appel. À l’autre bout du fil, une personne expliquait attendre la livraison d’un téléviseur Smart 43 pouces, pour lequel elle venait de débourser la somme de 60 000 FCFA. Cette communication a été immédiatement suivie d’une série d’appels similaires, exposant directement l’ampleur de l’arnaque.

Les investigations qui ont suivi ont mis en lumière un mode opératoire bien défini. Le cerveau présumé de l’opération s’attelait à cloner les logos et les visuels promotionnels de grandes enseignes d’électroménager. Il y intégrait son propre numéro de contact avant de diffuser massivement ces fausses offres à prix cassés sur des plateformes telles que Facebook, Instagram et TikTok.

Pour soutirer des fonds aux acheteurs, le réseau déployait deux stratégies distinctes. La première consistait à exiger un paiement préalable via les services de transfert d’argent mobile, suivi d’une rupture immédiate de tout contact. La seconde méthode, pensée pour contourner la méfiance de certains clients, impliquait l’intervention d’un complice se faisant passer pour un livreur. Ce dernier se présentait physiquement avec le produit, encaissait le paiement, puis disparaissait sans jamais finaliser la remise de la marchandise.

Plusieurs victimes ont d’ores et déjà formalisé leurs plaintes. Les entreprises dont l’identité visuelle a été usurpée ont également été informées de la situation. Actuellement, l’un des suspects se trouve en garde à vue. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations dans le but d’identifier d’éventuels complices et de neutraliser l’intégralité des ramifications de ce réseau local.

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