Le commissariat de Malika a procédé au démantèlement d’un réseau de trafic de stupéfiants, aboutissant à l’arrestation de neuf individus. L’opération a pris une tournure inattendue lors de la perquisition des lieux, révélant des méthodes de dissimulation inhabituelles pour échapper à la vigilance des forces de l’ordre.
Selon les éléments rapportés par Kawtef, qui cite le quotidien Libération, le groupe interpellé est composé d’un ressortissant sénégalais et de huit citoyens sierra-léonais. Ils ont été arrêtés dans un appartement ciblé par les enquêteurs et ont depuis été déférés au parquet de Pikine/Guédiawaye. Les charges retenues contre eux s’articulent autour de la détention, de la consommation et du trafic de stupéfiants, ciblant un réseau de distribution de kush, de pilules d’ecstasy et d’autres comprimés psychotropes.
L’intervention policière a été marquée par l’attitude de l’une des mises en cause, Rouguiyatou C., de nationalité sierra-léonaise. Au moment où les agents ont fait irruption dans le domicile, la suspecte a tenté de soustraire une partie de la marchandise aux fouilles. Elle a précipitamment caché plusieurs comprimés psychotropes ainsi que trois petites enveloppes contenant du kush à l’intérieur de la couche hygiénique de son bébé, âgé de seulement deux mois.
La fouille complète de l’appartement a permis de confirmer l’ampleur de l’activité illicite. Les policiers ont mis la main sur 108 pilules supposées être de l’ecstasy et 15 tablettes de comprimés non identifiés, dissimulés dans différents recoins des pièces et destinés à la vente au détail. Un autre suspect, Cheikhou C., a été appréhendé avec six petites enveloppes de kush en sa possession. Les enquêteurs ont également saisi du matériel de conditionnement, notamment une paire de ciseaux et des sachets en plastique, attestant de la préparation des doses sur place.