L’ancien chef de l’État ivoirien avait laissé planer le doute sur son avenir politique immédiat suite à l’invalidation de sa candidature à la présidentielle d’octobre 2025. Réunis en session ordinaire ce samedi 24 janvier, les cadres du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) se sont penchés sur la question de la présidence du mouvement, alors que des rumeurs de retrait circulaient avec insistance.
La question de la vacance du pouvoir au sein du parti d’opposition ne se pose plus. Selon les informations rapportées par Agence Afrique, le Comité central du PPA-CI a officiellement demandé à Laurent Gbagbo de revenir sur son intention de se retirer de la vie politique active. Cette requête fait suite à l’examen d’un rapport de synthèse issu d’une tournée nationale d’information menée les 20 et 21 décembre 2025.
D’après le communiqué sanctionnant cette session, la base militante s’est « fermement opposée au départ du Président Laurent Gbagbo » dans le contexte politique actuel. Les instances du parti ont ainsi exhorté leur leader à « surseoir à sa décision de se retirer et de poursuivre sa mission ». Une demande que l’ancien président de la République a acceptée, confirmant ainsi son maintien à la tête de la formation politique.
Cette session du Comité central a également permis de définir la ligne directrice du parti face au pouvoir en place. Les responsables du PPA-CI ont réaffirmé leur opposition à ce qu’ils qualifient de « 4ème mandat anticonstitutionnel » du président Alassane Ouattara. Ils ont par ailleurs validé la stratégie de boycott adoptée lors des dernières législatives, considérées par le parti comme le « prolongement indéniable » des irrégularités dénoncées lors du scrutin présidentiel.
Pour matérialiser cette relance politique, le PPA-CI a fixé la date de son premier congrès ordinaire au 15 mai prochain. Laurent Gbagbo a reçu mandat pour désigner les membres du bureau et définir les modalités d’organisation de cette échéance, qui doit marquer le nouveau départ de sa formation.
Il fallait sortir un plan B.