L’ancien président de la Corée du Sud, Yoon Suk Yeol, destitué de ses fonctions, connaîtra ce vendredi la première décision de justice le concernant dans l’affaire de la loi martiale décrétée en décembre 2024. Le tribunal du district central de Séoul rendra son verdict sur des accusations d’entrave spéciale à l’exercice de fonctions publiques.
Ce jugement, attendu à 14h00 heure locale, constitue le premier verdict d’une série de huit procédures visant l’ex-chef de l’État. Comme le rapporte l’agence Anadolu, les charges portent spécifiquement sur des événements survenus en janvier dernier, où il lui est reproché d’avoir empêché son arrestation par des enquêteurs et d’avoir porté atteinte aux droits de neuf membres du cabinet exclus d’une réunion stratégique. Il est également accusé d’avoir orchestré la destruction d’une version révisée de la proclamation après la levée de l’ordre.
Le ministère public s’est montré ferme dans ses réquisitions. Une équipe dirigée par la procureure spéciale Cho Eun-suk a requis une peine de dix ans de prison, estimant que l’ancien dirigeant a « privatisé » une agence de l’État pour dissimuler et justifier ses actes. Pour sa défense, Yoon Suk Yeol a justifié le recours au service de sécurité présidentielle pour bloquer les enquêteurs, affirmant que les mesures de protection inhérentes à la fonction présidentielle ne sauraient être jugées excessives.
Cette décision judiciaire précède une échéance encore plus critique prévue le 19 février en Corée du Sud. Dans ce dossier distinct portant sur des accusations d’insurrection liées à la déclaration de la loi martiale, l’équipe du procureur spécial a réclamé la peine de mort contre l’ancien président.