L’instruction du dossier opposant Rachel Khan à la députée Sandrine Rousseau a connu une accélération notable ce mardi 27 janvier 2026. L’écrivaine et juriste a dû répondre aux questions des enquêteurs dans le cadre d’une procédure judiciaire initiée en France pour des soupçons d’incitation à la haine.
Cette audition fait suite à un signalement formel déposé par l’élue écologiste, visant des déclarations tenues par l’ancienne chroniqueuse sur un plateau de télévision en 2024. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, la police cherche à déterminer si les termes employés tombent sous le coup de la législation française sur les discours haineux.
Au cœur de l’affaire se trouvent des propos prononcés sur la chaîne CNews. Rachel Khan avait alors établi un parallèle controversé en évoquant une « solution finale acceptable avec le palestinisme », reprenant une terminologie historiquement liée au nazisme. Lors de cette même intervention, elle avait également accusé certains soutiens de la cause palestinienne de nourrir le dessein d’« exterminer des juifs ».
Retenue plusieurs heures au commissariat, l’auteure a maintenu sa ligne de défense à sa sortie. Elle dénonce une « instrumentalisation de la loi » et qualifie la procédure de manœuvre politique, estimant son audition infondée. De son côté, Sandrine Rousseau justifie sa démarche par la nécessité de sanctionner une rhétorique qu’elle juge dangereuse pour la cohésion sociale.
Le parquet poursuit désormais ses investigations pour qualifier pénalement ou non les déclarations incriminées.