Convocations de journalistes, garde à vue, dépôt légal: ce que le CDEPS demande au ministre de la justice Moussa Sarr

Les acteurs de la presse sénégalaise ont porté leurs griefs et leurs propositions au sommet de la chancellerie. Ce vendredi 31 juillet 2026, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a accordé une audience au Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS), mené par son président Mamoudou Ibra Kane.

Garde à vue le week-end et responsabilité

Au cœur des discussions, le patronat de la presse a vivement dénoncé la pratique récurrente des convocations de journalistes les vendredis, suivies systématiquement de placements en garde à vue durant le week-end, une méthode jugée préoccupante pour le libre exercice de la profession.

Par ailleurs, la délégation a pointé du doigt les dérives de certaines procédures judiciaires qui ciblent uniquement les journalistes réacteurs, en ignorant la responsabilité légale des directeurs de publication. Le CDEPS réclame une clarification stricte des textes sur la chaîne de responsabilité pénale.

Communication du Parquet et dépôt légal

Pour lutter contre les rumeurs et assurer une information juste du public, les éditeurs ont plaidé pour une prise de parole plus régulière du Parquet sur les affaires judiciaires d’intérêt national.

Sur le plan de la gestion administrative, le CDEPS a formalisé une proposition de modernisation : la mise en place d’un dépôt légal électronique pour les journaux, afin d’alléger les contraintes logistiques qui pèsent sur les entreprises de presse.

Une ouverture au dialogue

Prenant acte des différentes doléances, Me Moussa Sarr a salué la démarche et la qualité des échanges. Le Garde des Sceaux a réaffirmé la disponibilité du ministère à maintenir un dialogue permanent avec les médias et a assuré que l’ensemble des propositions serait examiné avec attention.

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