Un mois après le déclenchement des frappes américano-israéliennes, le bras de fer entre Téhéran et Washington se poursuit sur les fronts militaire et diplomatique. Alors que des appels publics à la négociation se multiplient, les plus hautes autorités législatives iraniennes viennent de faire une annonce sur les véritables intentions américaines.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a affirmé que les États-Unis planifient secrètement une attaque terrestre contre l’Iran, tout en prônant publiquement le dialogue.
S’exprimant lors d’un rassemblement public, le responsable politique a décrit la situation actuelle comme étant « au cœur d’une grande guerre mondiale ». Il a assuré que les forces armées du pays se préparent activement à cette éventualité. « L’ennemi envoie des messages de dialogue dans l’opinion publique, mais prépare secrètement une attaque terrestre », a-t-il déclaré, soulignant que les troupes iraniennes attendent un éventuel débarquement américain pour riposter de manière décisive.
Toujours selon Anadolu, Mohammad Bagher Qalibaf a précisé que les systèmes de missiles iraniens sont pleinement opérationnels et a affirmé connaître les faiblesses des forces adverses. Il a également exhorté la population à maintenir la mobilisation dans les rues.
Sur le volet diplomatique, le président du Parlement a révélé l’existence d’une proposition américaine transmise à Téhéran par l’intermédiaire du Pakistan. Ce document contiendrait quinze conditions fixées par Washington. Rejetant cette démarche, il a estimé que les responsables américains tentent d’obtenir par la voie diplomatique des résultats qu’ils n’ont pu atteindre par les armes. « Tant qu’ils voudront que l’Iran se rende, la réponse de vos enfants sera claire et nette. L’humiliation est loin de nous », a-t-il précisé.