Les opérations militaires américaines sur le territoire iranien franchissent un nouveau palier. Le secrétariat à la Défense des États-Unis a confirmé une intensification massive de ses bombardements, tout en délimitant les cibles prioritaires de cette campagne dont la durée reste à la discrétion de la Maison Blanche.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a annoncé que les forces américaines menaient leur journée de frappes la plus intense en Iran, mobilisant un nombre inédit de chasseurs et de bombardiers. Lors d’un point presse, il a détaillé les trois objectifs centraux de Washington : neutraliser les capacités balistiques de Téhéran, anéantir sa marine et empêcher définitivement l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Pete Hegseth a affirmé que les États-Unis « gagnent » cette guerre, soulignant que les opérations ne cesseront que lorsque l’adversaire sera totalement défait.
Face à cette offensive, les dirigeants iraniens maintiennent leur position. Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale d’Iran, a déclaré que les nations ayant tenté d’éliminer son pays ont fini par être éradiquées elles-mêmes. Cette confrontation s’inscrit dans le prolongement des frappes américano-israéliennes qui ont coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei et à plus de 1 250 autres personnes, ainsi que des bombardements de juin 2025 sur des installations nucléaires iraniennes, programme que Donald Trump avait alors affirmé avoir « anéanti ».
En représailles, l’armée iranienne a multiplié les attaques de missiles et de drones, ciblant notamment des infrastructures pétrolières dans les pays du Golfe. Téhéran a également entrepris de bloquer le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour le commerce énergétique mondial. Cette démarche s’inscrit dans une approche militaire visant à générer un niveau de chaos suffisant pour déstabiliser les marchés mondiaux et peser sur Washington.
La fermeture de ce détroit a provoqué une flambée des prix du carburant et entraîné une réaction directe de Donald Trump. Le président américain a menacé l’Iran de « mort, de feu et de fureur » si la libre circulation des navires pétroliers n’était pas rétablie. En réponse, Ali Larijani a rétorqué que le détroit serait soit un lieu de paix pour tous, soit un lieu de défaite pour les « bellicistes ».
Sur le plan tactique, le général américain Dan Caine a indiqué que ses troupes continuent de traquer les navires mouilleurs de mines dans le Golfe. Si Donald Trump a évoqué la possibilité que l’US Navy escorte les navires pétroliers, le général Caine a précisé que cette décision n’était pas encore formellement prise, bien que les options militaires soient à l’étude pour sécuriser la zone.
Parallèlement, les récentes frappes israéliennes contre des dépôts de pétrole à Téhéran ont mis en lumière des divergences opérationnelles entre les alliés. Pete Hegseth a reconnu que la destruction d’infrastructures énergétiques iraniennes n’était pas nécessairement un objectif américain, précisant qu’Israël poursuit ses propres buts dans ce conflit. Concernant l’issue de la guerre, le chef du Pentagone s’est refusé à fixer un calendrier, rappelant que la décision finale sur la durée des opérations et l’évolution des objectifs politiques appartient exclusivement à Donald Trump.