L’Institut Pasteur de Dakar a accueilli ce mercredi les travaux consacrés à la Journée mondiale de la Santé. Les échanges se sont articulés autour de l’investissement collectif dans l’innovation et les politiques fondées sur les preuves, avec pour but d’accélérer la Couverture sanitaire universelle (CSU) au Sénégal.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le Représentant-résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Sénégal, le Dr Michèle N’da Konan Yoa, a mis l’accent sur l’exploitation concrète des données sanitaires. La table ronde a permis de dégager plusieurs piliers, notamment la mise en place de processus rigoureux de collecte et une utilisation stratégique des informations. Le responsable onusien a souligné l’urgence de contextualiser ces données pour appréhender les pathologies spécifiques dont souffrent les populations locales.
Face à la prolifération de la désinformation, un phénomène qualifié d’« infodémie », l’institution préconise un rapprochement direct avec les citoyens. D’après la même source, la vulgarisation du langage scientifique et l’implication des populations dès le début des protocoles de recherche sont présentées comme les principaux leviers pour dissiper la méfiance envers la science.
L’OMS a également réitéré la nécessité d’adopter l’approche « Une seule santé » (One Health), un concept qui interconnecte la santé humaine, la santé animale et l’environnement. Pour étayer cette méthodologie transversale, le Dr Yoa a pris l’exemple de la fièvre de la vallée du Rift au Sénégal, démontrant que l’intégration des paramètres humains et animaux avait permis d’optimiser la détection des risques et d’apporter une riposte coordonnée.
Dans cette dynamique, l’organisme international maintient sa mission d’accompagnement technique. Son rôle consiste à appuyer l’État sénégalais dans la définition de ses priorités de recherche et à mobiliser des partenaires stratégiques, à l’image de l’Institut Pasteur, pour asseoir des politiques publiques ancrées dans les réalités du terrain.