Combats au Liban : l’armée israélienne contrainte d’évacuer ses troupes sous le feu après une opération héliportée

Une tentative de débarquement de l’armée israélienne a déclenché de nouveaux affrontements terrestres avec les combattants du Hezbollah, le long de la frontière libano-syrienne. Cette opération militaire marque une nouvelle étape dans l’escalade qui secoue actuellement la région.

Selon la chaîne Al Jazeera, qui s’appuie sur les rapports de l’Agence nationale de l’information libanaise (NNA), les combats se sont concentrés dans la localité de Nabi Chit, située dans la plaine orientale de la Bekaa. Le Hezbollah a indiqué dans un communiqué avoir observé l’infiltration de quatre hélicoptères de l’armée israélienne en provenance du territoire syrien.

Une fois au sol, les troupes israéliennes ont été engagées par des combattants du mouvement libanais à proximité du cimetière de Nabi Chit, au moyen d’armes légères et moyennes. Face à cette résistance, les forces israéliennes ont mené des frappes intenses avant d’entamer une procédure d’évacuation. Le Hezbollah affirme avoir ensuite ciblé la zone de repli avec des tirs de roquettes. L’armée israélienne n’a pas immédiatement communiqué sur le déroulement de cette opération.

Parallèlement à cette incursion terrestre, le ministère libanais de la Santé a recensé au moins 12 morts et 33 blessés lors de raids aériens israéliens sur cette même ville de Nabi Chit. Il s’agit de l’incursion la plus profonde des forces israéliennes en territoire libanais depuis l’arrestation d’Imad Amhaz par une unité spéciale à Batroun en novembre 2024.

Cette confrontation directe intervient alors que le gouvernement libanais a officiellement interdit lundi toute activité militaire du Hezbollah. La correspondante d’Al Jazeera, Zeina Khodr, souligne que la présence active du groupe armé sur les lignes de front démontre sa domination opérationnelle dans la région, contrastant avec les récentes affirmations de l’armée libanaise quant à son contrôle du sud du pays.

Sur le plan humanitaire, les conséquences de cette semaine d’attaques s’alourdissent. Le ministère libanais de la Santé fait état d’au moins 217 morts, 798 blessés et environ 95 000 déplacés. Les bombardements se poursuivent également sur la banlieue sud de Beyrouth, provoquant l’exode massif des habitants du quartier de Dahiyeh. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a déclaré que le pays a été entraîné dans une guerre dévastatrice qu’il n’a ni cherchée ni choisie.

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Un commentaire

  1. Mais Diantre, pourquoi l’armée libanaise n’intervient pas même en défensive pour contrer les tueries et bombardements Israéliens contre son Peuple ??? Ce que l’on entend de la part des officiels libanais c’est toujours la faute du Hamas qui n’a pas désarmé et qui a tiré quelques pauvres petites missiles inoffensifs contre Israël au lendemain de l’assassinat du Guide iranien Khamenei. OK mais quid de la passivité de l’armée libanaise pour défendre les libanais contre les attaques terribles des Israéliens. Comme si le gouvernement libanais donnait carte blanche à Israël pour attaquer leur propre pays au Nom de la destruction du Hezbollah.

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