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CNES : cinq urgences pour relancer le partenariat public-privé au Sénégal

Le patronat sénégalais hausse le ton. La Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES) a décliné, jeudi à Dakar, ses attentes prioritaires dans le cadre du partenariat public-privé, alors que l’économie nationale traverse une période difficile. Son président, Abdel Kader Ndiaye, a listé cinq urgences auxquelles l’État doit s’atteler, selon une information rapportée par l’APS.

« On ne peut pas redynamiser l’économie sans le secteur privé, surtout en cette période de crise économique », a déclaré M. Ndiaye lors d’une conférence de presse, soulignant que « l’inquiétude grandit » dans le monde des affaires. Parmi les menaces concrètes citées : la dette intérieure, un climat social « très agité » faute de respect des engagements de l’État dans le pacte national de stabilité sociale, et des méthodes fiscales et douanières « menées sans concertation préalable ».

La CNES demande d’abord plus de visibilité sur la feuille de route économique du gouvernement et une concertation permanente. Elle exige surtout l’institutionnalisation d’un dialogue direct État-patronat, regrettant d’avoir été exclue des dernières concertations nationales. « Le climat social est en ébullition du fait du non-respect par l’État de ses engagements », a insisté Abdel Kader Ndiaye, appelant au respect du pacte de stabilité sociale.

Le président de la CNES a également réclamé la transparence sur la dette dite « cachée », se félicitant que ce point fasse partie des priorités du nouveau gouvernement. Enfin, il a plaidé pour un règlement « urgent » de la dette intérieure, estimant que les retards de paiement de l’État asphyxient les entreprises locales. « Les retards de paiement de l’État et l’accumulation des arriérés asphyxient les entreprises locales, exercent une forte pression sur leur trésorerie et compromettent leur capacité d’investissement », a-t-il soutenu. Ces griefs font écho aux critiques du ministre des Infrastructures, Déthié Fall, qui a récemment dénoncé un déséquilibre entre les milliards débloqués et l’avancement des chantiers dans le BTP, pointant du doigt une gestion opaque qui fragilise davantage le tissu économique.

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