La pression diplomatique s’intensifie autour de la question palestinienne. Lundi, une vaste coalition internationale réunissant dix-neuf nations et deux organisations majeures a publié une déclaration commune. Leur démarche vise à dénoncer et freiner les récentes initiatives foncières et administratives menées par le gouvernement israélien dans les territoires occupés.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, les ministres des Affaires étrangères signataires ont exprimé un rejet catégorique des mesures préparant une « annexion de facto » de la Cisjordanie. Dans leur communiqué, ils condamnent fermement la série de décisions étendant le contrôle israélien sur ces zones, soulignant que « les colonies israéliennes illégales, et les décisions conçues pour les consolider, constituent une violation flagrante du droit international ».
Ce front diplomatique rassemble des pays d’horizons divers, parmi lesquels l’Arabie saoudite, la Türkiye, la France, le Brésil, l’Égypte, le Qatar ou encore l’Espagne. Les secrétaires généraux de la Ligue des États arabes et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) se sont également joints à l’initiative. Ensemble, ils appellent le gouvernement israélien à renoncer immédiatement à cette trajectoire et à s’abstenir de toute action susceptible de modifier de façon permanente le statut juridique du territoire palestinien.
Notre rédaction note que cette levée de boucliers ciblée répond à une accélération concrète de la politique de colonisation. Les diplomates pointent particulièrement l’approbation du projet controversé baptisé « E1 » et la publication de ses appels d’offres. Plus tôt cette année, en février, Tel-Aviv avait validé une proposition permettant d’enregistrer de vastes superficies de la Cisjordanie comme « propriété de l’État », une démarche inédite depuis 1967.
Pour les signataires du document, ces actes modifient la réalité sur le terrain et sapent les efforts de paix, y compris le plan en vingt points concernant Gaza. Les Palestiniens alertent de leur côté sur le fait que ces procédures ouvrent la voie à une annexion formelle, menaçant directement les fondements de la création d’un État palestinien et la mise en œuvre de la solution à deux États prévue par les résolutions des Nations unies.