Le conflit dans l’enclave palestinienne connaît une nouvelle escalade meurtrière. Des opérations militaires nocturnes ont visé des secteurs spécifiques du territoire, entraînant des pertes humaines et provoquant une vive réaction quant à l’avenir des pourparlers diplomatiques en cours.
Selon la chaîne Al Jazeera, au moins cinq Palestiniens ont perdu la vie dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’attaques de drones israéliens. Les frappes ont ciblé deux postes de police distincts : le premier situé à l’entrée du camp de réfugiés de Bureij, dans le centre de la bande de Gaza, et le second au carrefour d’al-Maslakh, dans la zone d’al-Mawasi à Khan Younis, dans le sud du territoire.
Des sources médicales du complexe médical Nasser de Khan Younis ont signalé l’arrivée de trois corps et de plusieurs blessés à la suite du bombardement sur le point de contrôle d’al-Mawasi. Ces mêmes sources ont précisé que la frappe s’est produite dans une zone échappant au contrôle de l’armée israélienne. L’état de santé de certains blessés est actuellement jugé critique. Parallèlement, dans le centre de la bande de Gaza, l’attaque sur le poste de Bureij a causé la mort de deux personnes et fait d’autres blessés.
Ces opérations interviennent alors que des efforts de médiation tentent de maintenir une phase de trêve, que le mouvement palestinien accuse Israël de violer de manière quasi quotidienne depuis le 10 octobre. Le Hamas a fermement condamné ces actes.
Le porte-parole du mouvement, Hazem Qassem, a déclaré que l’augmentation du nombre de victimes liée aux bombardements continus illustre un mépris total des efforts déployés par les médiateurs et du rôle du Conseil de paix. Dans un communiqué officiel, il a souligné que la guerre se poursuit sous d’autres formes et méthodes, indiquant que les discours des États garants concernant un arrêt des hostilités manquent de substance réelle sur le terrain.