Les tensions militaires se poursuivent au Moyen-Orient avec une nouvelle opération signalée jeudi dans le nord de l’Irak. Une frappe aérienne, attribuée aux forces américaines et israéliennes, a directement touché les positions d’un groupe armé spécifique, entraînant des pertes humaines dans ses rangs.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’attaque a visé les Forces de mobilisation populaire (PMF), également connues sous le nom de Hachd al-Chaabi. Dans un communiqué officiel publié sur Facebook, cette organisation précise que son quatrième régiment, rattaché à la 30e brigade, a été la cible d’un raid qualifié de « traître » dans la plaine de Ninive. Le bilan communiqué par le groupe fait état d’un combattant tué et de deux autres blessés.
Les Forces de mobilisation populaire occupent une place particulière dans l’appareil sécuritaire irakien. Initialement constituées le 14 juin 2014 sous forme de force de volontaires pour contrer l’avancée du groupe terroriste Daech, elles ont ensuite été officiellement intégrées aux forces armées nationales à la suite d’un décret gouvernemental promulgué en juillet 2016.
Cet incident s’inscrit dans un contexte régional marqué par une escalade majeure. Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël mènent une vaste offensive contre l’Iran, ayant causé la mort d’environ 1 300 personnes, dont le guide suprême de l’époque, Ali Khamenei. En riposte, Téhéran a lancé une série de frappes de drones et de missiles ciblant Israël, ainsi que des installations militaires américaines réparties en Jordanie, en Irak et dans plusieurs pays du Golfe. Ces échanges de tirs ont provoqué des pertes humaines et des dégâts matériels importants, tout en perturbant significativement le trafic aérien et les marchés mondiaux.