Cheikhou Oumar Bâ érige la reconstitution du capital semencier en priorité absolue pour la Vision Sénégal 2050

Les travaux de planification des programmes semenciers de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) se sont ouverts ce mardi sous la présidence du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage, Cheikhou Oumar Bâ. Devant chercheurs, experts et producteurs, il a réaffirmé que la reconstitution du capital semencier du pays constitue désormais « une priorité absolue » pour le gouvernement.

« La souveraineté alimentaire de notre pays repose en grande partie sur notre capacité collective à produire, multiplier et mettre à disposition des producteurs de semences certifiées de qualité, adaptées aux défis climatiques et à haute productivité », a déclaré le ministre, selon l’Agence de Presse Sénégalaise (APS) et le média leral. Dans cette optique, le gouvernement aligne pleinement cette ambition sur la Vision Sénégal 2050.

Cheikhou Oumar Bâ a salué les résultats concrets obtenus par l’ISRA, notamment la production de 49 797 kg de semences prébase (G0 à G3) durant l’hivernage. En contre-saison chaude, ce sont 102 340 kg qui ont été mobilisés, tandis que les multiplicateurs privés ont livré plus de 572 438 kg de semences d’arachide (base et R1). Des chiffres que le ministre juge « encourageants », tout en insistant : « Ils ne doivent pas être considérés comme une fin en soi. »

Le ministre a plaidé pour un système semencier « plus intégré, plus performant et plus résilient », impliquant une meilleure articulation entre recherche, certification, producteurs, interprofessions et secteur privé. Cette dynamique s’illustre déjà sur le terrain : cette année, l’ONG Seed Systems Group, en partenariat avec l’ISRA, a distribué 20 000 sachets de semences certifiées de maïs et de niébé à des petits producteurs dans les zones isolées.

Le gouvernement, qui a adopté une feuille de route pour la campagne agricole 2026-2027 dotée de 130 milliards de francs CFA, compte sur ces initiatives pour réduire le déficit de semences de qualité et renforcer la résilience des exploitations familiales.

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