Le réseau aurait recruté des personnes au Ghana en s’appuyant sur des activités liées à Qnet, selon les conclusions de l’enquête de la Division des investigations criminelles rapportées par Libération. D’après les témoignages recueillis, les personnes attirées sur place auraient ensuite été incitées à travailler pour le groupe et à faire venir d’autres Sénégalais. Le recrutement aurait été présenté sur les réseaux sociaux comme une possibilité d’intégrer le football, avant que les ressortissants étrangers ne soient confrontés à d’autres formes d’exploitation.
Cheikh Touré, jeune gardien sénégalais, avait été retrouvé mort au Ghana. Son corps avait été déposé le 16 octobre 2025 à l’hôpital public du district de Mamhye. Il envisageait de passer par le Ghana pour rejoindre une académie au Maroc.
Les investigations sur son parcours ont également concerné le Sénégal. Les autorités ghanéennes avaient demandé que des auditions y soient organisées, rapporte dakaractu.
Selon Libération, deux hommes de 32 et 24 ans ont été arrêtés le 20 septembre 2026 à Banpanase, près de Mamponteng, dans la région d’Ashanti. Leur arrestation a été précédée d’un travail de renseignement des autorités ghanéennes. Le quotidien les présente comme deux membres présumés d’un groupe de quatre personnes.
Lors de leurs interrogatoires, les deux hommes auraient admis leur implication et donné des précisions sur leurs rôles. Ils auraient aussi identifié le coordonnateur présumé du groupe, un homme surnommé « Prince Pierre », ainsi qu’un autre individu connu sous le nom de Barry. Tous deux sont recherchés.
Deux compagnons de Cheikh Touré ont fait état de menaces et de pressions psychologiques. Les ravisseurs présumés leur auraient présenté une photographie du jeune gardien, inerte sur un lit. Les deux témoins auraient ensuite été emmenés en Côte d’Ivoire et laissés sur place avec une faible somme d’argent. Un Sénégalais qui suivait l’affaire les aurait aidés à rejoindre Bamako, où l’ambassade du Sénégal au Mali les a pris en charge.
Les enquêteurs ghanéens ont reçu des éléments techniques et des photographies par l’intermédiaire d’Interpol.




