« Lorsque les déficits s’accumulent et que les échéances de la dette augmentent, la capacité de financement de l’État est mise sous pression », a déclaré Cheikh Diba. Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan a présenté, mardi 1er septembre 2026, les principales mesures qui doivent accompagner le nouvel accord technique conclu avec le Fonds monétaire international (FMI).
Le financement annoncé s’élève à 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 243 milliards de francs CFA. Il doit encore être soumis aux procédures d’approbation du FMI. Les discussions avec l’institution avaient débuté en octobre 2025, lors des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. Ces éléments ont été rapportés par Seneplus.
Le traitement de la dette au centre du dispositif
Le gouvernement veut agir sur le coût du service de la dette, le profil des emprunts publics et les dettes accumulées envers les fournisseurs. À cette fin, Cheikh Diba a annoncé le Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS), présenté comme un pilier de la nouvelle trajectoire économique.
À la fin de 2024, la dette de l’administration centrale atteignait 119 % du PIB, hors effets du rebasage du PIB en cours. Le ministre a également indiqué qu’en 2026, 25 francs sur 100 francs de recettes mobilisées par l’État servent au paiement des intérêts de la dette.
Le dispositif doit permettre d’améliorer la structure de la dette, de réduire ses vulnérabilités, d’accélérer le règlement des fournisseurs et de favoriser la reprise des investissements publics structurants. Le gouvernement souhaite aussi faciliter le retour des financements concessionnels et des capitaux privés.
300 milliards de FCFA pour les créances des entreprises
Une enveloppe de 300 milliards de francs CFA doit être affectée, avant la fin de l’année, au paiement des sommes dues aux entreprises. Cette opération doit renforcer leur trésorerie, permettre l’apurement de certaines dettes bancaires et préserver leur capacité d’investissement.
Cheikh Diba estime que ces règlements réinjecteront des liquidités dans l’économie et contribueront à préserver les emplois ainsi qu’à réduire le chômage.
Les subventions énergétiques progressivement ciblées
Le système actuel de subvention de l’énergie doit évoluer progressivement. Selon les chiffres présentés par le ministre, 65 % de ces aides profitent aujourd’hui aux 20 % de consommateurs les plus aisés.
L’exécutif veut donc remplacer le soutien généralisé par un mécanisme davantage orienté vers les ménages vulnérables, le transport collectif et les activités essentielles. Les économies dégagées doivent être dirigées vers l’investissement productif, la protection sociale, l’éducation et la santé.
La réforme est associée à l’accélération de la stratégie « Gas-to-Power » et à une meilleure valorisation des ressources énergétiques nationales. Le gouvernement vise, à terme, une réduction pouvant atteindre près de 30 % du coût de l’énergie.
Élargissement de l’assiette fiscale
Le redressement budgétaire doit aussi passer par une mobilisation accrue des recettes intérieures. Le gouvernement prévoit d’élargir l’assiette fiscale, de lutter contre les pertes de recettes et de réexaminer les exonérations dont l’efficacité économique ou sociale n’est plus démontrée.
Cheikh Diba assure que l’effort ne sera pas uniforme : les contribuables disposant des plus fortes capacités contributives devront prendre une part plus importante au redressement. Le gouvernement veut en parallèle renforcer la protection sociale et a annoncé le paiement des bourses de sécurité familiale avant la fin du mois de septembre.

Le plan d’ajustement structurel est en marche avec un schéma d’austérité est bien connu de ces voyous de la finance:
👉 Réajustement de la dette
👉 Augmentation des taxes
👉 Diminution des subventions
👉 Gel des embauches dans la fonction publique
Résultat : Une hausse généralisée des prix et l’appauvrissement direct des citoyens.
Face à l’accord de 2,2 milliards $ avec le FMI, le gouvernement promet une austérité « ciblée » et la planche de salut du gaz (Gas-to-Power). Mais la réalité historique et financière est tout autre :
1️⃣ L’impasse du FMI : Aucune nation du Sud ne s’est jamais développée sous la tutelle du FMI. Sa priorité n’est pas le développement, mais le remboursement des créanciers.
2️⃣ Le piège de la rente gazière : Entre le remboursement des investissements des multinationales (Cost Oil) et les parts minoritaires de PETROSEN (10 à 18 %), le Sénégal ne verra pas plus de 15 % des revenus pétro-gaziers sur les 15 prochaines années.
En clair : Les citoyens subissent le choc immédiat de la rigueur, tandis que la manne gazière ira en priorité aux créanciers et aux géants de l’énergie. Dioumaye nous a bien eu.