C’est désormais officiel : la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) et Walid Regragui ont acté la fin de leur collaboration. Une décision qui marque la clôture d’un cycle intense et historique pour les Lions de l’Atlas. Regragui s’en va, Ouahbi arrive.
L’entraîneur marocain et la Fédération locale ont donc choisi de tourner la page, à quatre mois du Mondial. Arrivé avec ambition et caractère, Regragui aura surtout laissé une empreinte indélébile lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Son équipe y avait signé un parcours retentissant, atteignant les demi-finales — une première pour une nation africaine et arabe.
Au-delà des résultats, c’est un style assumé, une rigueur tactique affirmée et une ferveur populaire retrouvée qui auront défini son mandat.
L’image d’un sélectionneur proche de ses joueurs, fédérateur et porté par toute une nation restera gravée dans la mémoire collective marocaine.
Pour ouvrir un nouveau chapitre, la FRMF mise désormais sur Mohamed Ouahbi. Le technicien belgo-marocain s’est illustré avec les sélections de jeunes, notamment en décrochant un titre mondial U20 en 2025 à la tête d’une génération prometteuse.
Déjà en poste avec les U23, il incarne la continuité d’un projet fondé sur la formation locale et l’intégration progressive des jeunes talents.
Moderne, ambitieux et réputé pour sa lecture tactique, Ouahbi, dit-on, affiche une vision claire : capitaliser sur la dynamique des jeunes internationaux et viser haut, très haut.
L’objectif annoncé, jouer les premiers rôles dès 2026, témoigne d’une confiance assumée.
Un staff d’envergure
Le nouveau sélectionneur ne sera pas seul. À ses côtés :
João Sacramento, ancien adjoint de José Mourinho, apportera son expertise du très haut niveau européen.
Youssouf Hadji, figure respectée du football marocain, jouera le rôle de relais entre le staff et le vestiaire.
Un attelage mêlant expérience internationale et identité nationale, pensé pour maintenir l’équilibre entre exigence tactique et fibre patriotique.
Toujours est-il qu’il faut attendre 50 ans pour savoir si le Maroc gagnera une seconde coupe d’Afrique.