Lansana Kouyaté, médiateur de la CEDEAO auprès de la Confédération des États du Sahel, a été reçu en audience lundi par le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré. À l’issue de cet échange, il a plaidé pour le maintien d’une coopération entre la CEDEAO et l’AES, en mettant en avant des questions de sécurité et de stabilité.
Le médiateur a indiqué que les discussions ont porté sur des dossiers jugés complexes. Il a cité notamment la sécurité et la stabilité des pays concernés. Dans cette séquence, les propos rapportés par M. KOUYATÉ insistent sur une coopération qu’il considère nécessaire entre les deux ensembles, au nom du bien-être des populations.
Maintenir les échanges entre les deux espaces
Pour Lansana Kouyaté, cette coopération doit aussi répondre à une donnée simple : la proximité géographique entre la CEDEAO et l’AES. Il a défendu la poursuite des échanges entre les deux espaces afin de permettre aux populations de continuer à circuler d’un côté à l’autre. Il a également affirmé que le président burkinabè avait donné des instructions qu’il a qualifiées d’éclairées, sans autre précision dans le communiqué officiel de la présidence du Burkina Faso.
L’AES regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Ces trois pays ont acté leur retrait effectif de la CEDEAO le 29 janvier 2025. Ils ont justifié cette décision par ce qu’ils ont présenté comme un manque de soutien dans la lutte antiterroriste, ainsi qu’une instrumentalisation supposée de l’organisation ouest-africaine.
Cette médiation intervient dans un contexte sécuritaire déjà très dégradé en Afrique de l’Ouest. En 2025, près de 13 000 morts avaient été recensés au premier semestre selon le Centre pour la Démocratie et le Développement, tandis que la CEDEAO avait décidé d’activer sa force militaire en attente de 2 000 soldats d’ici fin 2026. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger avaient acté leur retrait effectif de la CEDEAO le 29 janvier 2025.