Les récentes opérations militaires menées par les États-Unis et Israël sur le territoire iranien suscitent une vive réaction de la part de la Türkiye. La présidence turque a pris position ce samedi, exprimant son inquiétude face à une situation qui menace la stabilité régionale, tout en annonçant une mobilisation immédiate.
S’exprimant lors d’un événement à Istanbul, le président Recep Tayyip Erdogan a fermement condamné ces frappes conjointes. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le chef de l’État turc a imputé cette nouvelle flambée de violence aux « provocations du Premier ministre israélien Netanyahu ». Il a précisé que ces opérations constituent une violation claire de la souveraineté iranienne et une menace pour la paix locale.
La position d’Ankara prend également en compte les dynamiques régionales globales. Le président turc a ainsi jugé inacceptables les attaques de missiles et de drones menées par l’Iran contre les pays du Golfe. Alertant sur le risque de voir le Moyen-Orient sombrer dans un « cercle de feu » si la voie diplomatique est ignorée, il a exhorté les différents acteurs, et particulièrement le monde islamique, à agir d’urgence pour éviter de nouvelles pertes humaines.
Pour matérialiser cette volonté de désescalade, la diplomatie turque a reçu pour mission de multiplier ses initiatives. Le plan d’action vise en priorité l’instauration d’un cessez-le-feu, avant d’envisager un retour à la table des négociations. Ces événements se déroulent en marge des pourparlers sur le programme nucléaire iranien, dont un nouveau cycle sous médiation omanaise s’est achevé jeudi à Genève. Cette séquence s’inscrit dans la continuité des hostilités de juin dernier, où un conflit de douze jours opposant Israël à l’Iran s’était soldé par l’intervention des États-Unis et le bombardement de trois installations nucléaires iraniennes.