L’escalade des tensions au Moyen-Orient commence à redessiner la carte mondiale des approvisionnements énergétiques. Alors que les voies maritimes traditionnelles sont menacées par les récents développements militaires, un acteur majeur de la production d’hydrocarbures vient de se positionner pour combler d’éventuelles pénuries sur des marchés cruciaux.
Selon l’agence Anadolu, la Russie s’est déclarée prête ce mercredi à augmenter significativement ses livraisons de pétrole vers la Chine et l’Inde. Cette orientation a été confirmée par le vice-Premier ministre russe, Alexander Novak. Interrogé par la presse sur la capacité de Moscou à étendre ses expéditions vers ces deux importants acheteurs asiatiques en cas de hausse de leur demande, le responsable a affirmé : « Nous sommes toujours prêts, le pétrole russe est demandé. Nous le vendrons s’il est acheté ».
Cette offre stratégique intervient dans un climat d’incertitude majeure concernant le transit maritime international. Lundi, les Gardiens de la révolution iranienne (IRGC) ont annoncé la fermeture du détroit d’Hormuz, avertissant que tout navire tentant de franchir ce passage s’exposerait à des attaques. Situé à l’entrée du golfe Persique, ce détroit est une artère vitale reliant les exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) du Moyen-Orient aux marchés mondiaux via la mer d’Arabie et l’océan Indien. Il s’agit historiquement de la principale voie d’approvisionnement en brut pour Pékin et New Delhi.
La décision de Téhéran de bloquer cette route maritime fait suite aux attaques à grande échelle menées ce week-end par les États-Unis et Israël contre l’Iran. En riposte, les forces iraniennes ont lancé des salves de drones et de missiles vers Israël ainsi que vers plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, paralysant de fait l’une des zones de transit les plus sensibles de l’économie mondiale.