La fermeture prolongée de la mosquée Al-Aqsa suscite une vive réaction diplomatique. Alors que l’accès au site est bloqué depuis la fin du mois de février, une coalition de nations arabes et musulmanes a décidé de faire front commun pour contester les restrictions imposées par les autorités israéliennes en cette période de jeûne.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, les ministres des Affaires étrangères de huit pays — la Jordanie, les Émirats arabes unis, l’Indonésie, le Pakistan, la Türkiye, l’Arabie saoudite, le Qatar et l’Égypte — ont publié un communiqué conjoint ce mercredi. Ils y condamnent fermement le maintien de la fermeture des portes de la mosquée aux fidèles, une mesure qui empêche notamment l’accomplissement des prières des Tarawih durant le mois sacré du Ramadan.
Ces capitales exigent d’Israël, désigné comme puissance occupante, la réouverture immédiate des accès. Le groupement qualifie ces restrictions sécuritaires de « violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire », remettant en cause le statut historique et juridique du lieu saint ainsi que le principe de libre accès aux lieux de culte.
Dans leur déclaration, les huit ministres soulignent qu’Israël ne détient aucune souveraineté sur la ville occupée de Jérusalem ni sur ses sites sacrés. Ils réaffirment que l’intégralité des 144 dounams (14,4 hectares) de l’esplanade constitue un lieu de culte exclusivement réservé aux musulmans. La gestion de ce périmètre et la réglementation de ses accès relèvent, selon eux, de la compétence exclusive du Département des affaires islamiques de Jérusalem, une entité dépendant du ministère jordanien des Dotations.
Face à ces blocages, les signataires du communiqué ont appelé la communauté internationale à adopter une position ferme pour contraindre Israël à cesser ses entraves dans la vieille ville de Jérusalem.
Pour rappel, les autorités israéliennes maintiennent ce verrouillage strict depuis le 28 février, interdisant toute prière sur le site. Une mesure justifiée officiellement par l’état d’urgence décrété en marge de la guerre israélo-américaine en cours contre l’Iran.