Bilan 2025 de l’Uemoa : le Conseil des ministres révèle la trajectoire de l’inflation et acte trois décisions clés

La première session du Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) s’est tenue ce vendredi sous la présidence d’Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso. Dans un contexte sous-régional marqué par des défis sécuritaires et climatiques, cette rencontre a permis de dresser le bilan macroéconomique de l’année écoulée et de définir les prochaines orientations stratégiques de l’espace communautaire.

Dès l’ouverture des travaux, la présidence du Conseil a insisté sur l’urgence d’une intégration économique plus poussée. Face à la recomposition des alliances mondiales et aux transitions énergétique et numérique, Aboubakar Nacanabo a appelé les États membres à harmoniser leurs politiques et à mutualiser leurs moyens. Selon les informations publiées par le journal Le Quotidien, le ministre burkinabè a souligné que l’Uemoa doit devenir un espace d’anticipation et d’action, précisant qu’aucun État membre ne peut affronter seul ces mutations avec une efficacité durable.

L’examen de la conjoncture économique a mis en évidence une consolidation de l’activité au sein de l’Union. Le taux de croissance régional s’est établi à 6,7 % en 2025, marquant une progression par rapport aux 6,2 % enregistrés en 2024. Cette dynamique s’explique principalement par les performances des industries extractives, la bonne tenue du secteur des services et les résultats de la campagne agricole 2025/2026.

L’évolution de l’inflation constitue un autre indicateur majeur présenté lors de cette session. Sur l’ensemble de l’année 2025, le taux d’inflation régional est ressorti à 0 %, contre 3,5 % l’année précédente. Cette stabilisation des prix est attribuée à une détente sur les cours mondiaux des produits alimentaires et énergétiques, combinée à une meilleure offre céréalière sur les marchés locaux. Parallèlement, le financement de l’économie s’est renforcé, avec un taux de croissance des crédits s’établissant à 5,6 % à fin décembre 2025.

Au terme de cette réunion, la session a abouti à l’adoption de plusieurs mesures institutionnelles. Le Conseil a approuvé les comptes de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) pour l’exercice 2025 et acté le renouvellement des mandats des représentants au sein du Comité de stabilité financière de l’Umoa. Enfin, une nouvelle stratégie de développement du secteur privé et de promotion du dialogue public-privé, couvrant la période 2025-2030, a été validée pour consolider la résilience économique de la zone.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire