Lundi, dans le sud de la bande de Gaza, un véhicule appartenant à une organisation internationale a été la cible de tirs de l’armée israélienne. Cet incident meurtrier entraîne des répercussions immédiates sur la prise en charge des blessés dans l’enclave palestinienne.
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, les forces israéliennes ont ouvert le feu sur un véhicule de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) circulant sur la route Salah al-Din, à l’est de Khan Younès. Le conducteur, Majdi Aslan, âgé de 54 ans, a été mortellement touché à la tête. Son décès a été constaté à son arrivée à l’hôpital Al-Aqsa. Un médecin de l’institution ainsi que plusieurs civils palestiniens ont également été blessés lors de cette attaque.
En réponse à cet événement, l’OMS a pris une mesure stricte. Dans un communiqué transmis à Al Jazeera, l’organisation annonce la suspension immédiate et jusqu’à nouvel ordre des évacuations médicales depuis Gaza vers l’Égypte via le point de passage de Rafah. Cette procédure permettait jusqu’ici le transfert d’un nombre restreint de blessés graves nécessitant des soins à l’étranger.
L’attaque s’est produite dans une zone proche de la ligne jaune. Des témoignages recueillis sur place indiquent que les tirs visaient de manière indiscriminée les véhicules en mouvement, la voiture de l’OMS suivant de près un véhicule commercial transportant des civils.
Ces événements interviennent alors que l’attention internationale reste en grande partie focalisée sur le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Sur le terrain gazaoui, les opérations militaires se poursuivent. Dans le sud de Khan Younès, un homme porteur de handicap a été abattu par des soldats israéliens. Plus au nord, dans la ville de Gaza, une frappe de drone visant un vélo électrique a coûté la vie à un homme de 36 ans et gravement blessé un enfant. Au total, des sources médicales font état de huit Palestiniens tués dans des frappes aériennes israéliennes depuis dimanche, en dehors des zones sous contrôle de l’armée.