La capitale sénégalaise accueille durant cinq jours des experts internationaux pour une rencontre scientifique et technique consacrée à l’administration et à l’utilisation performante des réseaux électriques. Ce cadre d’échange permet aux autorités de réaffirmer les orientations stratégiques du pays en matière de fourniture d’énergie.
Le journal Le Quotidien, qui rapporte les détails de cet événement, indique qu’il s’agit de la Rencontre internationale des comités d’étude du Conseil international des grands réseaux électriques (Cigre). Les travaux portent sur des thématiques telles que les réseaux de transport et de distribution, la planification des systèmes, l’intégration des énergies et le développement des marchés régionaux. Lors de l’ouverture officielle, le ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, a souligné la nécessité de « domestiquer les connaissances » afin que l’État puisse répondre aux attentes des citoyens concernant ce besoin vital.
Pour faire face à la hausse globale des coûts de production et garantir l’équité d’accès, le gouvernement a ciblé des leviers précis. Le ministre a précisé que la stratégie nationale de réduction des coûts de l’électricité repose sur l’exploitation du gaz local, directement associée à une montée en puissance des énergies renouvelables dans le mix énergétique. Cette dynamique s’appuie sur les réformes structurelles introduites par la loi portant Code de l’électricité de 2021.
L’application de ce modèle vise également à positionner le Sénégal comme un hub énergétique régional à l’horizon 2050, conformément à la Vision Sénégal 2050. Les investissements réalisés par la Senelec dans la modernisation des infrastructures de transport s’étendent au-delà des frontières nationales. Ils intègrent des projets d’interconnexion sous-régionaux, notamment via l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg) et le West African Power Pool (Wapp), afin de bâtir des systèmes électriques capables de soutenir l’économie ouest-africaine.