La direction du Centre Hospitalier National Dalal Jamm informe le public que la morgue sature, abritant actuellement treize corps d’adultes non identifiés ainsi que neuf nouveau-nés.
Face à l’expiration des délais légaux de conservation, l’hôpital lance un appel urgent aux familles pour qu’elles viennent identifier leurs proches disparus. Les proches disposent d’un délai de huit jours pour entreprendre les démarches nécessaires en contactant les services hospitaliers. À défaut de manifestation de la part des familles, l’administration demandera une autorisation d’inhumation auprès des autorités judiciaires compétentes.



Il y a là sûrement des surfacturations manifestes et un chantage odieux exercé sur les parents, pris en otage pour récupérer les corps.
Les hôpitaux doivent impérativement créer des caisses de solidarité pour que les familles endeuillées puissent récupérer leurs morts dans la dignité, sans être harcelées pour des frais d’hospitalisation.
Perdre un proche à la suite d’une maladie est déjà une tragédie. Voir sa dépouille séquestrée par l’hôpital pour défaut de paiement est un coup bas d’une cruauté sans nom. Nos hôpitaux doivent cesser d’être des entreprises froides et faire preuve d’humanité.