Aviation civile : l’intersyndicale pose 8 exigences avant une grève générale

Le bras de fer se durcit dans le transport aérien. Des grèves, des marches et des sit-in sont désormais évoqués par l’Intersyndicale des Travailleurs de l’Aviation Civile et du secteur des Transports Aériens, alors que le secteur fait déjà face à un climat social tendu.

Réunis en assemblée le 18 mai 2026, les représentants des travailleurs dénoncent une rupture du dialogue avec leur tutelle et reprochent au Ministère des Transports Terrestres et Aériens de ne pas avoir respecté ses engagements. L’organisation, qui rassemble treize syndicats ainsi que le SUTTAAAS, dit aussi soutenir le préavis de grève déposé le 8 mai 2026 par les travailleurs de l’ASECNA.

Huit points posés pour éviter l’escalade

Au cœur du différend, l’intersyndicale cite notamment l’abandon des accords issus des États généraux des transports publics tenus du 21 au 25 octobre 2024. Elle pointe aussi le non-respect des mécanismes de suivi arrêtés lors de la réunion bilatérale du 5 décembre 2025 entre le ministère et les partenaires sociaux. Autre grief avancé : son exclusion de la mise en place du comité de dialogue social au sein de la tutelle.

Pour suspendre ses actions, l’intersyndicale a mis sur la table huit revendications. Elle réclame d’abord le paiement intégral de la dette d’Air Sénégal SA envers plusieurs entités de la plateforme, dont LAS SA, ANACIM, AIBD SA, ZAS, 2AS technics et TSA. Elle demande aussi le respect des protocoles signés sur l’Indemnité de sécurité aérienne complémentaire, l’arrêt du projet de filialisation de 2AS avec Air Sénégal SA, la garantie de l’autonomie financière d’AIBD SA et l’aboutissement de l’harmonisation des rémunérations.

Le cahier de doléances comprend également le renforcement des dotations financières de l’ANACIM en lien avec les exigences de l’OACI, la préservation des acquis des travailleurs dans la révision du contrat entre l’État et TSA, la levée des blocages administratifs sur le lotissement de 50 hectares attribués aux agents ainsi que l’octroi de la seconde tranche de terrains à Mbour 4. Enfin, les syndicats demandent l’ouverture du capital social de LAS SA aux salariés. L’intersyndicale évoque une « stratégie du pourrissement » et appelle à une mobilisation des structures aéroportuaires, tout en réclamant un arbitrage urgent des plus hautes autorités de l’État, rapporte Pressafrik.

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