De passage à Dakar pour les préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026, l’ancienne directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a accordé un entretien exclusif. Marraine du récent combat de lutte ayant opposé Sa Thiès à Modou Lô, la présidente de la Fondation France s’engage s’est prononcée sur le patrimoine sénégalais, le multiculturalisme et l’organisation de ce grand rendez-vous sportif mondial.
Dans une interview accordée à Sud Quotidien, Audrey Azoulay est revenue sur son expérience à l’arène nationale de Pikine, lors du sacre de Sa Thiès face à Modou Lô. Impressionnée par la ferveur populaire, elle a confié avoir été particulièrement marquée par les préliminaires. Selon ses mots, ces rituels, faits de chants, de danses et d’une profonde connexion avec la mystique locale, surpassent l’affrontement en termes de richesse culturelle. L’ancienne ministre française de la Culture plaide ainsi pour la protection de ces dimensions. Pour illustrer cette démarche, notre rédaction note qu’elle a rappelé son mandat à l’UNESCO, durant lequel elle a obtenu, en 2018, que la Corée du Nord et la Corée du Sud inscrivent conjointement leur lutte traditionnelle, le ssirum, au patrimoine immatériel.
Le sport comme trait d’union s’inscrit également dans la dynamique des JOJ, prévus au Sénégal à partir du 31 octobre 2026. Ayant assisté au défilé de l’indépendance du 4 avril dernier, placé sous l’égide du Président Bassirou Diomaye Faye, Mme Azoulay a souligné la ferveur qui entoure ce rendez-vous inédit en Afrique. Elle a visité l’ancienne base militaire française, devenue le quartier général du Comité d’organisation (COJOJ), où elle a échangé avec l’équipe du président Mamadou Diagna Ndiaye. Convaincue par le slogan « L’Afrique accueille, Dakar célèbre », elle y perçoit une vitrine économique majeure pour le pays de la Teranga.
Abordant le vivre-ensemble, la Franco-Marocaine a fermement défendu le multiculturalisme, qu’elle définit comme l’essence de la modernité. Tout en reconnaissant l’importance du socle national et démocratique des États, elle a profité de la tribune offerte par Sud Quotidien pour formuler une mise en garde explicite. Elle a fait part de sa méfiance assumée envers les systèmes basés sur le rejet, qualifiant précisément l’exclusive religieuse et l’exclusive nationale de modèles « mortifères » dans un monde interconnecté.
Bla bla, est ce qu’elle s’est battu pour que la Lutte Africaine soit comme d’habitude présente aux prochains Jeux de la Francophonie. Non !! Et c’est une aberration , surtout de sa part en tant qu’ancienne Ministre de la Culture. Il y a les discours et il y a les actes. La Lutte Africaine fait grandement partie de la Francophonie depuis qu’elle a été harmonisée et codifiée par la Confejes et ses experts dont Frédéric Rubio. Vraiment dommage pour l’Afrique Francophone