L’escalade militaire se poursuit au Moyen-Orient. Les récentes opérations menées conjointement par les États-Unis et Israël ont franchi un nouveau palier en ciblant une infrastructure spécifique dans le centre de l’Iran, poussant les autorités locales à communiquer sur l’état des lieux.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, les frappes en cours ont touché une installation située à Ardakan, dans la province de Yazd. Ce site est dédié à la production de concentré d’uranium, une poudre essentielle entrant dans la composition du combustible nucléaire.
Face aux enjeux liés à la nature de cette infrastructure, l’Organisation iranienne de l’énergie atomique a rendu publiques ses premières évaluations. Citée par l’agence de presse IRIB, l’institution affirme qu’aucune matière radioactive n’a été libérée à l’extérieur du périmètre de l’usine. Elle précise formellement qu’il n’existe « aucun risque pour les citoyens ou les zones environnantes ».
Ces bombardements s’inscrivent dans une séquence de haute intensité qui a débuté le 28 février dernier. À cette date, Washington et Tel-Aviv ont déclenché une vaste offensive conjointe contre le territoire iranien. Le bilan humain de cette campagne s’élève à plus de 1 340 morts, parmi lesquels figure Ali Khamenei, alors guide suprême de la République islamique.
En réponse à cette offensive, Téhéran a déployé des salves de drones et de missiles. Les forces iraniennes ont visé Israël, mais également la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines. Ces affrontements à grande échelle ont engendré des pertes humaines et d’importants dégâts matériels sur les infrastructures, provoquant par la même occasion de lourdes perturbations sur les marchés mondiaux et le trafic aérien international.