Au terme d’un procès à huis clos à Paris, la justice prononce une très lourde peine contre Tariq Ramadan

La cour criminelle départementale de Paris a rendu son verdict ce mercredi 25 mars dans le dossier visant l’islamologue suisse Tariq Ramadan. Poursuivi pour des accusations de viols sur trois femmes, des faits qu’il conteste, l’intellectuel a été jugé par défaut et à huis clos, son état de santé ne lui ayant pas permis d’assister aux audiences.

Selon les informations de l’agence Anadolu, la justice française l’a condamné à une peine de 18 ans de réclusion criminelle. Cette décision suit à la lettre les réquisitions du ministère public, qui avait également réclamé l’émission d’un mandat d’arrêt à l’encontre de l’accusé, actuellement présent sur le territoire suisse.

L’absence de Tariq Ramadan à son procès, ouvert le 2 mars dernier, s’explique par des raisons médicales. Atteint d’une sclérose en plaques, il avait sollicité, en vain, un report des audiences. Hospitalisé en Suisse depuis le 27 février, il a ensuite été admis en unité psychiatrique le 18 mars, a indiqué sa défense. Malgré cet état clinique jugé fragile par ses médecins traitants, une expertise médicale initiale l’avait déclaré apte à faire le déplacement dans la capitale française pour comparaître.

La défense dénonce fermement la tenue de ce procès en l’absence de l’accusé. Estimant que son droit fondamental à assister aux débats n’était pas respecté, ses avocats avaient d’ailleurs quitté les bancs de la cour pour protester. Me Ouadie Elhamamouchi, conseil de l’islamologue, a fustigé auprès d’Anadolu des réquisitions qu’il qualifie d’« iniques et totalement déconnectées », prononcées sans aucune contradiction.

L’avocat a notamment regretté que l’accusation ait traité son client de « lâche » à l’ouverture du procès, alors que ce dernier demandait un simple délai pour pouvoir se défendre dans des conditions médicales adéquates. « Le monde entier aura vu l’acharnement », a-t-il déclaré, avant de conclure : « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire… Jamais cet adage n’aura été aussi vrai en matière de justice ».

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2 commentaires

  1. Vous vous acharnez sur ce Monsieur pensant pouvoir fragiliser l’islam. Peine perdue, même si vous le tuez l’islam demeure la religion de vérité, n’en déplaise aux mécréants.

  2. Ce crétin se drape du sceau de l’ islam alors que c’est un prédateur sexuel qui est venu se terrer au Sénégal Babel si tu le connaissais vraiment tu ne l aurais jamais défendu

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