Au Sénégal, les médias privés exposent leurs difficultés fiscales au gouvernement

Les entreprises de presse privées font face à des difficultés économiques, structurelles et fiscales. Le gouvernement a rencontré vendredi des représentants de l’ensemble du secteur des médias, alors que l’efficacité du soutien public à la presse reste contestée : instaurée en 1996 et devenue le Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP) en 2021, cette aide n’a pas, selon plusieurs professionnels, amélioré durablement la situation économique des entreprises ni les conditions de travail des journalistes.

La rencontre entre le gouvernement et les médias a réuni des patrons de presse, des syndicats, des organes de régulation et des dirigeants de médias publics, autour du Premier ministre. Le ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, porte-parole du gouvernement, Bacary Sarr, ainsi que Mactar Silla, président du Comité scientifique des Assises nationales des médias, étaient présents.

Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal a présenté les difficultés des entreprises privées. Les conditions de travail des journalistes et des techniciens ont été défendues par le SYNPICS et la CJRS. L’URAC a exposé les enjeux propres aux radios associatives et communautaires. Les échanges ont également porté sur l’éthique, la régulation et l’assainissement de la profession.

Les responsables de la RTS, du Soleil, de l’Agence de presse sénégalaise et de TDS-SA ont présenté leurs contraintes opérationnelles et apporté des précisions techniques, comme le rapporte l’APS. Ndarinfo a également rendu compte de la rencontre.

Le projet de loi instituant le Conseil national de régulation des médias a été adopté en Conseil des ministres en janvier 2026. Le nouvel organe doit remplacer le CNRA et étendre la régulation à la presse en ligne, aux créateurs de contenus, aux plateformes numériques et aux médias étrangers accessibles au Sénégal. Le Premier ministre et le ministre de la Communication ont répondu aux questions soulevées, tandis que le gouvernement a réaffirmé son engagement en faveur de la modernisation du secteur, de sa stabilité économique et de la consolidation de l’État de droit.

Le Bureau Organisation et Méthodes a fait le point sur le recrutement des membres du CNRM.

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