Le climat social se crispe de nouveau dans le secteur éducatif sénégalais. Face à la non-application des accords syndicaux, les sept syndicats les plus représentatifs de l’enseignement (G7) ont décidé d’intensifier leur mouvement de contestation avec une nouvelle série de mesures.
Selon les informations relayées par Le Quotidien, cette coalition syndicale a dévoilé un sixième plan d’actions qui s’étalera du 10 au 16 mars 2026. La stratégie adoptée marque une radicalisation du mouvement. Le mot d’ordre ne se limite plus aux débrayages habituels, mais intègre un boycott strict des évaluations, des cellules d’animation pédagogique et des activités sportives.
Plus spécifiquement, le G7 — qui regroupe notamment le Cusems, le Saemss, l’Uden et le Sels — a ordonné la rétention des informations administratives. Cette directive, adressée aux chefs d’établissement et aux inspecteurs, a pour but de bloquer toute remontée de données vers le ministère de l’Éducation nationale.
Le calendrier de cette mobilisation prévoit une montée en puissance sur plusieurs jours. Un premier débrayage est programmé le mardi 10 mars à partir de 9 heures. Il sera suivi, le mercredi 11 mars, d’une journée de grève totale sur l’ensemble du territoire. Une seconde grève totale sera observée le vendredi 13 mars, journée au cours de laquelle les secrétaires généraux tiendront une conférence de presse pour faire le point sur la situation.
La séquence se poursuivra le lundi 16 mars par un nouveau débrayage à 9 heures, couplé à des assemblées générales dans les établissements et les communes. Un grand rassemblement est également prévu devant l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Dakar-Plateau pour marquer ce point d’orgue.
Notre rédaction précise que ce durcissement de la part des syndicats intervient après l’échec des récentes tentatives de médiation. En ciblant la formation initiale des élèves-maîtres et les structures de coordination pédagogique, le G7 maintient la pression sur le gouvernement à l’approche d’une période déterminante pour l’organisation des examens de fin d’année.