La pression diplomatique et économique s’intensifie entre Washington et La Havane. Lors d’une intervention publique en Floride ce lundi, le président des États-Unis, Donald Trump, a abordé la crise multiforme qui frappe actuellement l’île caribéenne, n’hésitant pas à formuler des perspectives radicales sur l’avenir des relations bilatérales.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le locataire de la Maison-Blanche a ouvertement évoqué l’hypothèse d’une éventuelle « prise de contrôle amicale » de Cuba par les États-Unis. Une option qui, a-t-il immédiatement précisé, « pourrait ne pas être amicale », marquant ainsi une escalade verbale face à un pays qu’il décrit comme étant à bout de souffle.
Pour justifier cette posture, Donald Trump a dressé un tableau particulièrement sombre de la situation intérieure cubaine. « Ils sont, comme on dit, au bout du rouleau. Ils n’ont ni énergie, ni argent. Sur le plan humanitaire, ils sont en grande difficulté », a-t-il affirmé lors de sa conférence de presse. L’isolement économique de l’île a été assumé et revendiqué par le président américain, soulignant que Washington a coupé Cuba du reste du monde.
Le dossier est actuellement piloté au plus haut niveau de la diplomatie américaine. Le secrétaire d’État, Marco Rubio, mène directement les discussions avec les autorités cubaines. Face à l’urgence de la situation, Donald Trump a conclu son intervention par une alternative stricte concernant l’issue de ces pourparlers : « Ils vont soit conclure un accord, soit nous le ferons tout aussi facilement. »