“Après les matchs, on ne danse pas, même en finale, on n’a pas dansé” : Pape Gueye met en avant les secrets des Lions

Nouveau champion d’Afrique avec le Sénégal à la CAN 2025 disputée au Maroc, Pape Gueye a mis en avant ce qui, selon lui, a fait la force du groupe : l’unité, l’expérience des cadres et une discipline stricte, jusque dans les détails du quotidien. Le pensionnaire de Villeréal explique la recette du Sénégal champion d’Afrique.

Interrogé par L’Obs sur ce qui l’a le plus marqué durant la compétition, le milieu de terrain parle d’abord d’une ambiance rare au sein de la sélection. « Je te jure, on a une chance incroyable. Dans cette équipe, c’est vraiment une famille », confie-t-il, insistant sur la cohésion d’un groupe « vraiment soudé ».

Le joueur n’a pas manqué de rendre hommage aux leaders de la Tanière, citant Kalidou Koulibaly, Gana Gueye, Édouard Mendy et Sadio Mané, dont la parole a pesé dans le parcours des Lions. « On a des cadres extraordinaires… Et quand ils prennent la parole, on sent toute l’expérience qu’ils ont », explique Pape Gueye, convaincu que leur objectif commun était clair, « ramener le pays le plus haut possible ».

Dans ses souvenirs les plus forts, il évoque également les discours d’avant-match, axés sur une idée simple : avancer étape par étape, sans excès de confiance. « De prendre match par match… que tout le monde est important, comme le coach l’a dit », raconte-t-il, soulignant le rôle décisif des remplaçants : « On voit sur les entrées, à chaque fois, c’est les remplaçants qui ont fait la différence ».

Pape Gueye insiste aussi sur l’importance accordée aux jeunes talents, à l’image d’Ibrahim Mbaye, appelé très tôt. « Prendre conscience de la chance qu’on a d’avoir tous ces jeunes joueurs aussi, comme Ibrahim Mbaye qui prend la sélection à 17 ans », glisse-t-il.

Mais au-delà du terrain, c’est surtout la rigueur imposée dans la communication et les célébrations qui a, selon lui, marqué cette CAN. Avant le début du tournoi, une réunion a fixé la ligne de conduite. « Après les matchs, on ne danse pas… Même arriver en finale, on n’a pas dansé », révèle-t-il, précisant que cette consigne venait directement des cadres.

Un effort parfois difficile à tenir, reconnaît le joueur, lui qui aime échanger avec les supporters. « Moi, parfois, j’aime bien faire des petits Lives… Parfois, ça peut ne pas être simple. Mais c’est pour le bien de l’équipe », explique-t-il, avant de conclure sur l’efficacité de cette discipline collective : « Tout ça, c’est des consignes des cadres qui font que tout le monde reste concentré sur le même objectif. Et à la fin, tu vois, ça a marché ».

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