Moscou n’entend pas relâcher son effort militaire au Sahel. En visite à Niamey ce mardi 8 juillet, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a promis de poursuivre le soutien de son pays aux armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une déclaration faite à l’issue d’une session de consultations avec ses trois homologues, plus d’un an après une première rencontre à Moscou en avril 2025.
Cette profession de foi sécuritaire survient dans un contexte difficile pour la Russie dans la région. En avril 2026, ses forces déployées au Mali avaient été contraintes de quitter la ville de Kidal, dans le nord du pays, après une offensive combinée de groupes liés à Al-Qaïda et de rebelles touaregs. Moscou, qui avait déjà érigé la lutte antiterroriste en priorité absolue en décembre 2025, semble vouloir montrer qu’elle ne se désengage pas malgré ces revers.
Le communiqué conjoint publié à l’issue des échanges insiste sur l’intensification de la coopération militaro-technique et confirme la volonté russe de « renforcer les capacités opérationnelles des forces armées » de l’AES. Les discussions ont aussi abordé les domaines politique, diplomatique, économique et social. Les participants ont condamné les « attaques terroristes barbares et ignobles » qui ont frappé le Mali fin avril et l’aéroport du Niger fin janvier. Sergueï Lavrov a été accueilli par le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte nigérienne, rapportent l’AFP et Jeune Afrique.
