L’Alliance pour la République (APR), fondée par Macky Sall le 1er décembre 2008, n’a toujours pas choisi de successeur à sa tête. L’ancien président a quitté le pouvoir le 2 avril 2024 au terme de douze années passées aux commandes de l’État ; après avoir dominé la scène politique, le parti se retrouve dans l’opposition et doit remobiliser sa base, tandis que son fondateur regarde aussi vers l’international.
Fin 2024, Macky Sall avait demandé à être déchargé de la gestion quotidienne et avait été désigné président d’honneur. Les ambitions de plusieurs cadres rendaient déjà le choix d’un successeur difficile. Il reste pourtant présenté comme le patron de l’APR et pilote à distance sa réorganisation. Des secrétariats exécutifs départementaux ont été installés par des délégations chargées de transmettre ses messages, centrés sur les valeurs fondatrices du parti.
L’ex-ministre et avocat Oumar Youm, cadre de l’APR, avance un bilan plus précis : selon lui, une majorité des quelque quatre cents maires du parti aurait rallié la mouvance présidentielle, rapporte Xibaaru. Certains élus et membres de la base rejoignent le parti présidentiel Kiraay. À une assemblée de l’APR, Abdou Mbow, député de la coalition Takku-Wallu, a qualifié ces départs de « trahison ».
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