Antonio Guterres sur le cessez-le-feu à Gaza : « Il est fragile et régulièrement violé »

Depuis le siège des Nations unies à New York, le secrétaire général Antonio Guterres a qualifié ce mercredi le cessez-le-feu en vigueur à Gaza de « fragile » et « régulièrement violé ». Il s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, où il a également fait part de sa vive inquiétude concernant la situation au Soudan.

Concernant la situation à Gaza, Antonio Guterres a appelé à ce que la trêve « soit pleinement respectée afin d’ouvrir la voie à la deuxième phase des négociations ». Selon ses propos, rapportés par l’agence Anadolu, l’objectif est de créer les conditions pour l’autodétermination du peuple palestinien et la mise en place d’une solution à deux États. Le chef de l’ONU a par ailleurs indiqué que les opérations humanitaires se poursuivaient, avec une augmentation de l’aide malgré la persistance de difficultés sur le terrain. Ces efforts diplomatiques s’inscrivent dans un contexte où plusieurs acteurs internationaux cherchent à consolider la trêve, comme en témoigne la récente rencontre entre le président français et Mahmoud Abbas pour discuter de la pleine application du cessez-le-feu.

La crise au Soudan a également été un point central de son intervention. Le secrétaire général a exprimé sa profonde préoccupation face aux « récents rapports faisant état d’atrocités de masse et de graves violations des droits humains à El-Fasher ainsi qu’à l’aggravation de la violence au Kordofan-Nord ». Il a lancé un appel pour « couper le flux d’armes et de combattants provenant de parties extérieures » et a exhorté les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide à coopérer avec son envoyé personnel, Ramtane Lamamra, pour un règlement négocié. Cette alerte intervient alors que plus de 20 pays ont récemment dénoncé conjointement des crimes de guerre dans le pays.

Interrogé sur les accusations de « massacres de chrétiens au Nigeria » formulées par l’ancien président américain Donald Trump, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a apporté une réponse claire. « Qu’on me permette de le dire clairement : il n’y a pas de génocide dans le nord du Nigeria », a-t-il affirmé. Il a souligné la « complexité » de la situation dans cette région, qui ne doit pas être comparée, selon lui, aux « atrocités observées au Soudan ou dans certaines régions de l’est de la République démocratique du Congo ». Ces déclarations font suite aux menaces d’intervention de Washington et au rejet ferme de ces allégations par le gouvernement nigérian.

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