Aminata Mbengue Ndiaye est assignée en référé par des jeunes socialistes qui demandent son départ du poste de secrétaire générale du Parti socialiste. Elle est appelée à comparaître devant le juge des référés le lundi 2 novembre.
Après une première démarche infructueuse, Daour Sagna, Amadou Sow, Birahim Camara et d’autres membres du parti ont mandaté Me Cheikh Ahmadou Ndiaye. L’avocat a fait délivrer l’assignation par l’huissier Me Abou Sall, selon senenews. Les contestataires estiment que l’intérim de la dirigeante dure depuis trop longtemps, au moment où le PS traverse la crise la plus grave de son histoire.
Depuis la disparition d’Ousmane Tanor Dieng en 2019, le parti est paralysé par les luttes de succession et une crise de légitimité. La prolongation de l’intérim d’Aminata Mbengue Ndiaye nourrit les tensions entre une direction qui s’accroche à ses prérogatives et des militants qui réclament le renouvellement des instances. Le 13 juin 2026, des jets de pierres et des tirs de gaz lacrymogène ont contraint à l’annulation de l’Assemblée générale des secrétaires généraux de coordination, signe de la profondeur du conflit.
Aminata Mbengue Ndiaye a été installée comme secrétaire générale intérimaire en mai 2019, après le décès d’Ousmane Tanor Dieng. Les jeunes socialistes soutiennent que cette fonction provisoire n’a pas de fondement dans les statuts ni dans le règlement intérieur. Ils reprochent aussi à la direction de ne pas avoir organisé de congrès et dénoncent une mise à l’écart des militants et des instances.
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Dans leur assignation, ils font valoir que les mandats issus du congrès des 6 et 7 juin 2014 ont expiré le 9 juin 2018, y compris celui du secrétaire général. Ils s’appuient notamment sur l’article 26 des statuts, qui prévoit la tenue d’un congrès ordinaire tous les quatre ans.
Les demandeurs sollicitent du juge qu’il constate l’expiration des mandats, désigne un ou plusieurs mandataires et leur confie l’organisation d’un congrès ordinaire. Ils demandent que ce congrès permette d’élire un Comité central et un secrétaire général. Les statuts prévoient également le renouvellement des structures de base tous les quatre ans avant la tenue du congrès. L’enjeu de la procédure dépasse ainsi le seul départ de la secrétaire générale intérimaire : il porte sur la sortie d’une crise de succession qui prive le parti, depuis plusieurs années, d’un cadre renouvelé de légitimité.




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