Le Forum économique mondial de Davos s’ouvre cette année dans un climat de tension diplomatique rarement atteint entre les États-Unis et leurs alliés européens historiques. Alors que les dirigeants mondiaux convergent vers la Suisse, l’administration américaine a choisi ce moment précis pour intensifier sa stratégie concernant l’acquisition du Groenland, n’hésitant pas à recourir à des leviers de pression inédits sur la France et le Royaume-Uni.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le président américain Donald Trump a multiplié les offensives sur les réseaux sociaux peu avant son arrivée à Davos. L’objectif affiché est clair : démontrer que les puissances européennes sont en position de faiblesse et doivent céder à la demande américaine sur le territoire arctique. Pour étayer son propos, le chef d’État n’a pas hésité à rendre publics des échanges privés avec de hauts responsables européens.
**Une critique virulente de la gestion britannique**
La première salve a visé le Royaume-Uni concernant la rétrocession de l’archipel des Chagos à l’île Maurice. Qualifiant cette décision de « grande stupidité » et de signe de « faiblesse totale », Donald Trump a établi un parallèle direct avec ses ambitions territoriales. Pour Washington, ce recul britannique justifie la nécessité pour le Groenland de passer sous pavillon américain pour des raisons de sécurité nationale. Le président a d’ailleurs diffusé un montage photo le montrant en train de planter un drapeau américain sur le territoire danois, avec la mention « Est. 2026 ».
**La menace économique directe contre Paris**
Au-delà de la rhétorique, c’est la pression exercée sur la France qui marque une escalade significative. Notre rédaction note que Donald Trump a publié une capture d’écran d’un message textuel attribué au président Emmanuel Macron. Dans cet échange, le président français interrogeait son homologue sur ses intentions au Groenland tout en proposant une réunion du G7.
La réponse de Washington ne s’est pas fait attendre et prend la forme d’une sanction économique ciblée. Pour contraindre Emmanuel Macron à rejoindre son initiative de « conseil de la paix » et s’aligner sur le dossier groenlandais, Donald Trump a explicitement menacé d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. Une source proche de l’Élysée, citée par l’AFP, a qualifié ces menaces d’« inacceptables » et d’« inefficaces ».
**L’OTAN et l’Europe en ordre de bataille**
La divulgation de correspondances a également touché Mark Rutte, le secrétaire général de l’OTAN. Un message dévoilé par le président américain suggère que l’Alliance atlantique chercherait une « voie à suivre sur le Groenland », bien que la teneur exacte des discussions reste sujette à interprétation.
Face à ces manœuvres, la réaction européenne s’organise. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a averti qu’une guerre commerciale serait une « erreur » plongeant les alliés dans une « spirale descendante ». Elle a promis une réponse « inébranlable, unie et proportionnelle » de l’Union européenne, annonçant par ailleurs un plan d’investissement massif de l’UE au Groenland pour contrer les visées américaines.