L’ancien ministre et responsable de Pastef, Amadou Ba, est monté au créneau ce vendredi pour défendre le respect du calendrier des prochaines élections territoriales. Dans une publication relayée par Xalima, il a dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives de préparer l’opinion à un éventuel report du scrutin.
Selon lui, les élections doivent impérativement se tenir avant le dimanche 23 janvier 2027. Il a rappelé les obligations légales : les articles L.247 et L.282 du Code électoral imposent au ministre de l’Intérieur de fixer par arrêté le montant de la caution des candidats au plus tard 150 jours avant le vote. Ainsi, la date butoir pour respecter cette exigence est le 26 août prochain, a-t-il souligné.
Cette mise en garde intervient dans un contexte politique tendu. Le président Bassirou Diomaye Faye, qui a perdu sa majorité parlementaire après la rupture avec Pastef en mai 2026, a saisi le Conseil constitutionnel le 17 juillet dernier pour avis sur un éventuel jumelage des scrutins législatifs et locaux. Mais une analyse juridique publiée le 19 juillet a révélé l’incompatibilité des calendriers : les conseillers élus le 23 janvier 2022 doivent être renouvelés d’ici au 23 janvier 2027, tandis qu’une dissolution de l’Assemblée nationale n’est possible qu’à partir de fin novembre 2026. En outre, à moins de six mois du scrutin, aucun décret de convocation des électeurs n’a encore été signé, ce que le Front pour la défense de la démocratie (FDR) a dénoncé en exigeant l’ouverture immédiate d’un dialogue.
Amadou Ba a également critiqué les prises de position de certains observateurs et experts, accusés de vouloir entretenir le flou autour du calendrier électoral. « Ceux qui s’agitent sur la date des élections cachent, derrière leur grand frétillement, une peur bleue de se confronter au suffrage universel après tant de reniements sur les promesses », a-t-il affirmé. Il en a appelé au respect du droit électoral et à la vigilance des citoyens, estimant que les Sénégalais sauront défendre leurs droits face à toute tentative de remise en cause du calendrier.
L’ancien ministre a insisté sur le caractère impératif de l’échéance du 26 août pour l’arrêté sur la caution.
