Alternance de 2000 : Diomaye Faye rappelle que « le pouvoir ne se transmet jamais par la rue ni par la force »

Lors d’une allocution ce jeudi, le président Bassirou Diomaye Faye est revenu sur l’alternance de 2000, qu’il a qualifiée de l’une des « plus belles pages de notre histoire ». Il a salué le geste d’Abdoulaye Wade, qui, en pleine campagne, avait rendu visite à la mère de son rival Abdou Diouf, et la reconnaissance de la défaite par ce dernier.

« On a parfois voulu le peindre en homme de rupture, en tempérament de la radicalité. C’est peut-être l’avoir mal connu », a déclaré Diomaye Faye à propos de Wade, rapporté par Senegal7. Il a ajouté que « sous le tribun des combats, veillait un homme courtois, accessible, attentif aux égards dus à chacun et d’abord à ses adversaires ». Le chef de l’État a également souligné qu’« au seuil de sa défaite, le président Abdou Diouf ne contesta rien ; il ne retint rien, il reconnut la victoire de son adversaire simplement et lui tendit la main ».

Selon Diomaye Faye, ces deux gestes ont épargné au Sénégal les convulsions que d’autres pays ont connues lors de transitions. « Deux hommes que tout opposait écrivirent ensemble ce jour-là l’une des plus belles pages de notre histoire : celle où le pouvoir se transmet par la seule volonté du peuple et dans la grandeur ; jamais par la rue ni par la force », a-t-il lancé.

Le président a conclu en rappelant que « la démocratie n’est pas un butin que l’on arrache et que l’on garde jalousement », appelant à préserver cet héritage. Il y a quelques jours, lors du centenaire d’Abdoulaye Wade, Diomaye Faye avait déjà salué en lui « un homme de combat, jamais de rancune ».

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