La gestion de la Radiotélévision sénégalaise (RTS) et la communication de son Directeur général se retrouvent au centre des attentions. Au cœur des interrogations figure l’intégration de nouveaux véhicules dans le parc automobile de l’institution, une situation clarifiée sur la forme mais qui conserve une zone d’ombre majeure sur le fond. Les récentes sorties médiatiques de Pape Alé Niang, loin de clore le sujet, ont mis en lumière une rétention d’information assumée concernant la provenance de ces biens.
Selon les éléments rapportés par nos confrères du Le Quotidien, le Directeur général de la RTS a multiplié les interventions sur les supports de la chaîne publique — via YouTube, la radio, et l’émission « Gannug digital » — pour s’expliquer sur la présence de six véhicules. Si le responsable a formellement reconnu qu’il s’agissait d’un don, déclarant « il m’a été offert ces véhicules », il a opposé une fin de non-recevoir quant à l’identification du bienfaiteur. « Je peux ne pas le dire », a-t-il martelé, choisissant de ne pas révéler l’identité du donateur.
Cette posture tranche avec l’image de lanceur d’alerte que Pape Alé Niang a longtemps incarnée, lui qui dénonçait par le passé la collusion entre médias et lobbies. La présence de ces véhicules, stationnés dans l’enceinte du service public et portant le branding « Suñu Moomel » (Notre bien) plutôt que « Sama Moomel » (Mon bien), soulève des questions de gouvernance. Comme le souligne la source, une situation similaire à l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) avait conduit au limogeage de son directeur, Cheikh Dieng, pour un motif comparable lié à un don de véhicule.
Au-delà de la question du parc automobile, le climat social au sein de la RTS apparaît tendu. La direction est pointée du doigt pour la remise en cause d’accords d’entreprise et le gel d’augmentations salariales pourtant acquises, créant un sentiment de défiance parmi les travailleurs.
Épilogue judiciaire dans l’affaire Africa7
Parallèlement à ces questions de gouvernance, le Tribunal de grande instance de Dakar a rendu une décision ce jeudi 5 février 2026 concernant le différend opposant le journaliste Bachir Fofana à Alioune Ndiaye. La Chambre correctionnelle a déclaré irrecevable la citation directe pour diffamation initiée par l’ancien actionnaire d’Africa7.
Cette décision fait suite au défaut de paiement de la consignation par le plaignant, malgré sept renvois successifs entre mai 2025 et février 2026. Le juge avait précédemment averti, lors de l’audience du 15 janvier, que l’affaire serait radiée si la caution n’était pas régularisée. Le dossier, qui portait sur des écrits qualifiant la gestion d’Alioune Ndiaye de douteuse, se clôt ainsi par une victoire procédurale pour la défense, qui a refusé toute excuse publique ou médiation.
Article de merde qui ne nous apprend rien.
Quand quelqu’un prétend analyser un comportement à partir d’éléments flous, il ne fait pas de l’observation :
il fabrique un récit.
Et un récit construit sur du vague sert rarement la vérité
– il sert surtout l’intention de celui qui le raconte.
– L’imprécision n’est pas un terrain d’analyse, c’est un terrain de projection.
– Plus les faits sont flous, plus les conclusions sont suspectes.
– Chercher à compromettre quelqu’un à partir d’ambiguïtés, c’est substituer l’interprétation à la réalité.
– Une accusation sans fondement précis révèle davantage la stratégie de l’accusateur que le comportement de l’accusé.
Oui Pape Alé dérange énormément car tout ce que le système pouvait se permettre de faire avant n’est plus depuis son arrivée.