Présent au Forum économique mondial de Davos, le chef de l’État américain a abordé les perspectives de Caracas sous la nouvelle administration intérimaire. Alors que le pays sud-américain tente de tourner la page d’une longue crise structurelle, Donald Trump a formulé une projection de revenus audacieuse, directement liée au retour des investisseurs énergétiques.
C’est un changement de cap radical que la Maison Blanche entrevoit pour l’économie vénézuélienne. Intervenant ce mercredi en Suisse, le président américain a tenu à souligner le potentiel latent de ce pays riche en ressources, qu’il estime avoir été gâché par des années de gestion politique défaillante. Selon nos informations, basées sur les déclarations relayées par l’agence Anadolu, Donald Trump considère que le Venezuela, qualifié de « pays extraordinaire » par le passé, est à l’aube d’une transformation majeure.
Le levier principal de ce redressement annoncé réside dans une coopération renouvelée avec Washington et, surtout, dans l’implication massive du secteur privé. Le président a confirmé que « toutes les grandes compagnies pétrolières » s’apprêtent à investir aux côtés des États-Unis. Cette dynamique permet à l’administration américaine d’avancer des chiffres particulièrement optimistes concernant les futures recettes de l’État sud-américain.
L’ampleur de la reprise anticipée par Donald Trump se mesure à travers une comparaison temporelle frappante. Selon ses estimations, le Venezuela « va gagner plus d’argent au cours des six prochains mois que durant les vingt dernières années ». Une prédiction que le locataire de la Maison Blanche qualifie lui-même d’« incroyable », promettant que le pays « va s’en sortir de manière spectaculaire ».
Cette annonce économique intervient dans un contexte politique et sécuritaire bouleversé à Caracas. Pour rappel, une opération militaire américaine menée le 3 janvier dernier a abouti à l’interpellation de l’ancien président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. Transférés à New York, ils doivent répondre d’accusations liées au trafic de drogue. La transition est désormais assurée par Delcy Rodriguez, ancienne vice-présidente, qui collabore activement avec l’administration américaine pour stabiliser le pays.