Alioune Tine juge la dette du Sénégal « insignifiante » et critique les conditionnalités

Alioune Tine juge la dette du Sénégal « insignifiante ». Le fondateur d’Afrikajom Center critique son instrumentalisation, qu’il présente comme un moyen de « contrôler » les ambitions des petits pays.

Dans des propos rapportés par Senegal7, il estime que les conditionnalités associées à l’endettement sont difficiles à appliquer sans sacrifices. Il affirme que les pays ont besoin d’infrastructures routières, maritimes et aériennes pour commercer, mais aussi de moyens de transport accessibles et d’industries capables de transformer leurs matières premières.

Cette défense du recours à l’emprunt intervient alors que le poids de la dette pèse déjà sur le budget sénégalais : en 2026, le paiement des intérêts devrait absorber 25 francs sur chaque tranche de 100 francs de recettes de l’État, selon le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba. Le gouvernement a lancé le Plan de traitement de la dette du Sénégal pour restaurer durablement le profil de la dette et dégager des marges budgétaires, avec l’objectif de réduire cette pression sans interrompre les investissements ni les dépenses sociales.

Alioune Tine défend ainsi le recours à davantage d’emprunts pour financer les besoins en infrastructures et en capacités productives. Il évoque aussi l’annulation de la dette ou un plan Marshall, en référence au programme qui avait permis à l’Europe de se reconstruire après la guerre. Le débat porte donc aussi sur la manière de concilier ces investissements avec le coût du service de la dette et les marges de manœuvre de l’État.

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